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Le ministre de l’Environnement et du développement durable a promis l’application de la loi relative à la prévention et à la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques dans toute sa rigueur. Pour relever ce défi, les services dudit ministère multiplient les rencontres avec les différentes parties prenantes. Hier, un atelier de vulgarisation a été tenu avec les Forces de l’ordre et les autorités administratives pour une meilleure compréhension de la loi et l’harmonisation de la stratégie de mise en œuvre.

Dans la perspective de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi relative à la prévention et à la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques le 20 avril prochain, le ministère de l’Environ­nement multiplie les rencontres avec les acteurs. Hier, c’était au tour des Forces de l’ordre et de l’Administration territoriale d’être sensibilisées pour une meilleure compréhension de la loi. Lors de l’ouverture de l’atelier de vulgarisation tenu à cet effet, le ministre de l’Environ­nement et du développement durable a insisté sur la nécessité d’impliquer tous les acteurs pour relever le défi de l’application de cette loi. Parlant de l’importance de cette rencontre avec «les autorités administratives et les forces de défense et de sécurité qui assurent sur l’étendue du territoire l’application des lois et règlements», Abdou Karim Sall soutient qu’il est nécessaire «d’harmoniser avec eux et surtout d’avoir la même compréhension de cette loi pour lutter efficacement contre le péril plastique». Dans le même cadre, M. Sall informe avoir rencontré les industriels qui produisent des sachets plastiques. Ces derniers, selon le ministre, ont assuré qu’ils vont respecter la loi dès son entrée en vigueur.
Dans la même veine, des discussions avec les commerçants qui s’activent dans l’importation de cette matière sont envisagées. En outre, Abdou Karim Sall renseigne qu’il est prévu une tournée et des Comités régionaux de développement «avec toutes les parties prenantes pour une meilleure compréhension de cette nouvelle loi importante pour le Sénégal».
Lors de cet atelier, il a été expliqué comment cette loi va permettre de «se débarrasser de manière irréversible de la prolifération anarchique des sachets plastiques sur l’entendue du territoire national». D’après le ministre de l’Environnement, la loi n°2020-04 «comporte de nombreuses innovations» et repose «sur une stratégie holistique de réduction de la quantité de déchets plastiques et une modification des procédés de valorisation de ces déchets avec pour objectif ultime l’élimination totale du stockage en décharge ou de la condition partielle en incinérateur ou à l’air libre». Par ailleurs, M. Sall a précisé que «l’objectif n’est pas d’entraver des activités économiques mais au contraire de mettre un terme à la prolifération anarchique des déchets plastiques qui menacent notre économie, notre environnement et notre santé».
Revenant sur la situation au Sénégal qui justifie l’application d’une telle loi, le directeur de l’Environnement et des établissements classés renseigne que sur les 2 millions de tonnes de déchets produites au Sénégal par an, les 10% sont en plastique. Baba Dramé précise que sur cette quantité de déchets seuls 8 mille tonnes sont recyclées. Un problème, selon lui, perceptible avec «le spectacle désolant des déchets qui envahissent tous les compartiments de notre environnement». Rappelant que la matière plastique dure dans l’environnement plus d’une centaine d’années, M. Dramé souligne que cette pollution menace notre environnement, notre santé et aussi notre activité économique avec son impact négatif sur l’agriculture et aussi sur la mer. A ce propos, il attire l’attention sur le fait que si rien n’est fait on risque d’avoir «beaucoup plus de plastique que de poissons dans nos océans ». La présentation du directeur de l’Environnement a porté sur les sanctions prévues mais également sur les alternatives qui sont proposées. Ainsi on note qu’à la place des sachets plastiques, il est prévu des sachets papiers ou des sacs en tissu entre autres.

1 COMMENTAIRE

  1. Monsieur le ministre,
    On est tous conscients pour les plastiques, mais sensibiliser les populations est encore meilleure . Il faut mettre en oeuvre des poubelles destinees pour la recuperation de ces plastiques, et mieux preparer les populations pour cette loi. Donnez aux populations des emplois, c’est mieux de les reduire en miettes.
    Mes sentiments les meilleurs.

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