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Les maladies cardiovasculaires sont un problème de santé publique au Sénégal. Pour les défenseurs de l’agro-écologie, le danger est dans les assiettes, c’est-à-dire les aliments. Ainsi, ils sensibilisent sur l’utilisation par les agriculteurs des engrais organiques au lieu de ceux chimiques et autres pesticides. Alors pour mieux atteindre agriculteurs et consommateurs, ils comptent sur la collaboration de la presse. Hier, une cession de renforcement des capacités des journalistes sur la transition agro-écologique a été organisée en prélude à la 3ème édition des Journées de l’agro-écologie prévue les 30 et 31 janvier 2020 à Dakar. Un événement à l’initiative de la Dynamique de travail pour une transition agro-écologique au Sénégal (Dytaes). Et le 1er février aura lieu la nuit de l’agro-écologie au Grand Théâtre de Dakar. Le document de politique agricole pour la mise en œuvre de la vision du président de la République sur la transition agro-écologique au Sénégal sera remis à Macky Sall. Il s’agit d’un travail réalisé par Dytaes, composé entre autres d’Ong comme Enda, d’instituts de recherche, de la Fao, du Réseau des villes vertes, mais aussi des organisations paysannes.
Par agro-écologie, il faut comprendre le processus de gestion des sols, la distribution de la production agricole, de la semence à la gestion des déchets. Et cette technique différente de l’agriculture conventionnelle a plusieurs avantages, selon le directeur exécutif de Cicodev. Elle permet, d’après Amadou Kanouté, de régénérer les sols, de ne pas utiliser les engrais chimiques, les pesticides. Ce qui a un impact sur la santé humaine, animale et végétale. Selon lui, des études ont montré que «si jamais nous n’arrivons pas à trouver des mécanismes pour inverser cette orientation du climat avec les changements climatiques d’ici 2050, la production va baisser de 40%. Pendant ce temps, la population va augmenter de 50%». Cela risque de créer une crise alimentaire. Pour lui, l’alternative reste l’agro-écologie qui permet un contrôle de toute la chaîne alimentaire. Pour promouvoir cette forme d’agriculture, ses collègues Mariama Sow et Oumar Ba, maire de la commune de Ndiob, région de Fatick, ont appelé la presse à traiter de ces questions dans le but de mieux sensibiliser les populations.

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