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Une salle culturelle polyvalente et notamment de projection cinématographique est en cours de construction à Bangui. Un projet qui a débuté il y a deux ans, mis en œuvre à l’Alliance française dans ce pays qui peine encore à sortir de la crise. Il y a eu des salles de cinéma par le passé dans la capitale, mais toutes ont fermé il y a plusieurs années déjà. Cette salle de 325 m2 devrait permettre de combler en partie un manque criant dans le monde de la culture en Centrafrique en permettant la projection de films, mais aussi l’organisation de concerts, de spectacles vivants ou encore de conférences. Les travaux lancés le 18 novembre 2018 sont sur le point de s’achever.
Les ouvriers finissent de construire la grande estrade à l’intérieur de la salle. C’est dimanche, mais tout le monde s’active sur le chantier. Fred Ndachi, le maître d’œuvre de cette salle, n’était pas sûr de pouvoir relever le défi : «Je n’y croyais pas, car c’était ma toute première fois de faire une salle de cinéma. J’ai dû effectuer quelques déplacements à l’extérieur pour essayer de vraiment rentrer dans le projet. Pour la construction d’un tel bâtiment, les difficultés que nous rencontrons sont liées au matériel. Il n’y a pas vraiment de matériels adaptés sur place. On a manqué à un certain moment de câbles destinés à l’installation électrique. Et puis, il y avait rupture des clims qui sont sous forme d’armoire. Pour moi en fait, c’est vraiment un pari gagné.»
Une salle professionnelle d’environ 350 places assises. Rien n’est laissé au hasard, peintures mates pour l’éclairage, des plafonds anti-réverbération, portes sécurisées.
Un projet audacieux mené par le directeur de l’Alliance française à Bangui, Olivier Collin : «Pourquoi j’ai voulu monter ce projet ? Parce que je considérais que l’Alliance française se devait dans le cadre de ses missions de bénéficier d’un outil permettant aux Centrafricaines et Centrafricains de voir dans des conditions satisfaisantes des spectacles et du cinéma. Oui c’est un peu fou, mais en même temps ce n’est pas une question qui se pose en Europe. Alors, pourquoi elle se poserait en Centrafrique ?»
Olivier Collin travaille déjà sur la programmation culturelle des prochains mois. L’objectif aussi, la projection de deux films tous les samedis, un pour les enfants et un pour le grand public.

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