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En permanence depuis l’accession du Président Macky Sall à la magistrature suprême du pays, l’opposition sénégalaise s’est installée délibérément dans une position de stigmatisation des politiques émergentes dans le pays d’une part ; et de l’autre prône une victimisation face aux déconvenues et débâcles qu’elle subit sur le terrain électoral.
Pour celle-ci, toute défaite électorale qu’elle enregistre est synonyme de hold-up, de manipulations des scrutins, malgré les avis des observateurs et des organes de supervision et de contrôle qui sont loin d’être inféodés au pouvoir en place.
De boycotts aux dénigrements des appels répétitifs du Président Macky Sall au dialogue, tout est mis au service de la chienlit pour tenter d’externaliser une conflictualité dans les rapports entre le pouvoir et l’opposition et chasser les investisseurs intéressés au Pse.
Or, au quotidien, chaque projet du Pse agrège de nouveaux succès éclatants.
Prenons quelques exemples comparatifs dans le secteur agricole clairement mis en relief par l’expert Mamadou Lamine Guèye qui fait autorité dans ce domaine :
– Riz
Avec 1 015 334 tonnes de riz en 2017 contre 406 000 tonnes en 2011, nous avons en 6 ans connu une hausse de 150%.
-Maïs
Le maïs avec 417 000 tonnes en 2017 contre 124 000 tonnes en 2011 a augmenté de 237% en 6 ans
-Niébé
28 000 tonnes de Niébé ont été produites en 2011 contre 118 000 tonnes en 2017 soit une hausse de 328% en 6 ans.
Cela suffit ne serait-ce que pour améliorer l’autosuffisance alimentaire rurale ainsi que les flux commerciaux campagne-ville, et le secteur du transport marchandises.
A propos du pétrole et du gaz
Pour répondre à cette question, Fary Ndao, l’ingénieur géologue sénégalais de 31 ans qui a publié : L’Or noir du Sénégal, comprendre l’industrie pétrolière et ses enjeux au Sénégal fait preuve d’analyses lucides et de références d’une rare objectivité. Nous allons le citer abondamment :
«Le Sénégal deviendra un pays producteur de pétrole, mais pas une puissance pétrolière en l’état actuel des découvertes. Il est probable que ces gisements soient les plus importants qu’on ne découvrira jamais au Sénégal. Celui de Sne est évalué à 563 millions de barils. Le champ de Ghawar, en Arabie saoudite, le plus grand du monde, atteint plusieurs dizaines de milliards de barils. C’est incomparable.»
On peut en tirer donc que le Sénégal ne sera pas membre de l’Opep, vu son niveau de production actuellement faible.
Par contre, Fary Ndao soutient dans le domaine du gaz : «Si on n’en a pas autant que la Russie ou le Qatar, les réserves découvertes pourraient faire entrer le Sénégal dans le top 10 africain des producteurs. On ne deviendra pas un émirat, mais, dans un pays de 16 millions d’habitants, très jeune, avec des défis d’éducation et de santé, ces découvertes sont une immense opportunité.»
Mais il faut éviter «l’installation d’un pays dans une économie de rente, notamment quand il s’adosse à une ressource naturelle en délaissant d’autres secteurs. L’industrie au Sénégal est faible, le risque que l’on court est une déstructuration du secteur primaire, en particulier de l’agriculture. Des pays comme l’Angola ou le Gabon sont dans une situation où presque tout est importé, jusqu’à la nourriture. Il faut donc investir dans d’autres secteurs que le pétrole afin que le pays soit résilient. La durée de vie de nos gisements est estimée à trente ans. Il faudra ensuite embrayer sur un autre type d’économie».
A propos des découvertes concessions, Fary Ndao précise :
«Il y a eu des découvertes dans trois blocs depuis 2014. D’abord dans le bloc Sangomar, avec le gisement Fan, puis, un mois après, Sne, qui est la plus grosse découverte à ce jour. Ensuite dans le bloc Saint-Louis offshore profond, avec le gisement Tortue, en avril 2015, partagé avec la Mauritanie. Enfin dans le bloc Cayar offshore profond, avec les gisements de Téranga et Yakaar.»
De nombreuses critiques s’élèvent contre la mainmise d’entreprises étrangères sur l’exploration et l’exploitation…
Les principaux opérateurs sont BP, Kosmos, Cairn, Oranto, African Petroleum et Petrosen. Total est arrivé il y a un an et a pris possession du bloc Rufisque offshore profond, mais aucune découverte n’y a été faite à ce jour.
L’Etat a besoin des compagnies étrangères pour assumer le risque d’exploration. Huit forages sur dix sont un échec. Or un forage peut coûter plusieurs dizaines de milliards de francs Cfa [soit plusieurs dizaines de millions d’euros]. Un pays pauvre comme le Sénégal ne peut pas s’aventurer dans l’exploration pétrolière. On a d’autres secteurs à financer en priorité.
«On peut imaginer qu’avec le temps, le Sénégal, à travers sa compagnie pétrolière nationale, va gagner en capacité financière et investir dans l’exploration. Mais ce n’est pas pour demain. En Arabie saoudite, pendant près de quarante ans, l’exploitation pétrolière était déléguée à des compagnies étrangères. Désor­mais, Saudi Aramco, la société nationale saoudienne, explore elle-même son sous-sol, tout comme Pdvsa au Vene­zuela.»
Sur les canulars de Alioune Guèye Expert-comptable basé à Columbus, de Baba Aïdara et de Ousmane Sonko, citons M. Alioune Guèye lui-même, auteur d’un article qui a introduit la confusion dans le pays. Nous le citons textuellement : «Suite à mon article intitulé : L’analyse financière des états financiers de Kosmos Energy confirme un paiement à Timis, publié sur xalisman.com le 23 septembre 2016, Kosmos Energy m’a contacté, Texas m’a contacté pour m’informer que sur les 88 millions de Us dollars d’augmentation d’actifs de Kosmos Energy dans le troisième trimestre de 2014, seuls 700 000 Us dollars concernent le Sénégal. Et cette somme concerne seulement les frais de dossiers et de diligences liés à cette transaction. Sur la base de ces nouvelles informations, je retire mon article du 23 septembre 2016 mentionné ci-dessus. Spécifiquement, à la demande de Kosmos Energy, je déclare ce qui suit : Kosmos Energy n’a pas payé de cash ou échangé quel­que autre forme de liquidités, directement ou indirectement avec M. Frank Timis, de Timis Corporation, ou toute autre personne en connexion avec l’acquisition des 60% d’intérêts participatifs relatifs aux blocs Cayar Offshore Profond et Saint-Louis Offshore Profond au Sénégal. Mes conclusions contenues dans l’article publié le 23 septembre 2016 sur xali­masn.com sont incorrectes. Je n’ai aucune preuve pour supporter les conclusions contenues dans l’article cité. Aussi en accord avec les demandes de Kosmos Energy, je demande au site xalimasn.com et à tout autre site de bien vouloir retirer l’article du 23 septembre 2016 de leur site. Signé Alioune Guèye, Cpa Expert-Comptable Co­lum­bus, Ohio». Fin de citation.
Sans commentaire ! Tout le mal vient de cette légèreté presque criminelle qui a entretenu un climat délétère autour de nos ressources pétrolières surtout.
Mais au sein de Benno bokk yaakaar comme au sein du Club Sénégal Emergent- Cse nous avons foi à l’adage qui dit : bien faire et laisser dire.
Papa Mody SOW – Journaliste Consultant
Administrateur Général du Parti de l’Espoir et du Progrès-PEP Membre de Ghc/Ler /Benno bokk yaakaar
Membre du Club Sénégal Emergent – pepms2003@yahoo.fr

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