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Les 1 910 sortants de la 44e promotion de l’Ecole nationale de la police ont prêté à l’unisson le serment de servir la Nation avec honneur et loyauté lors de la cérémonie de fin de formation hier.

«Nous éléments de la 44e promotion de l’Ecole nationale de la police allons servir la Nation avec honneur et loyauté.» C’est le serment des nouveaux flics qui doivent assurer la sécurité des personnes et des biens à travers tout le territoire national. A la cérémonie de sortie des 1 910 nouveaux policiers, sous la présence du ministre de l’Intérieur, de la hiérarchie, la famille et des amis, ils sont heureux et aussi tristes. L’esprit de Ousmane Goudiaby, l’élève sous-officier, qui a rendu l’âme avant la fin de la formation et après avoir fait les évaluations et obtenu une moyenne de 13/20, pèse sur eux. Ce moment a donné une dose d’émotion à chaque fois que le nom du défunt fut prononcé.
Malgré tout, ils doivent voguer vers leur nouvel horizon professionnel, car la plus grande cohorte d’élèves-policiers dans l’histoire de l’Ecole de la police nationale bénéficie, avec le concours de spécialistes, d’une meilleure connaissance du «respect du droit des humains». Ce qui contribuera certainement, entre autres, à une meilleure qualité des services de la Police nationale à l’endroit des populations. Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye explique ce recrutement massif : «Le gouvernement est en train de renforcer les forces de défense et de sécurité en termes de moyens humains et matériels.» Il trace déjà les défis à surmonter : «Ils ont un grand défi à relever, celui de la sécurité dans notre pays et dans la sous-région. Et je pense qu’ils sauront faire face.»
Aujourd’hui, il prévient ses hommes que l’époque a changé et qu’il faudrait s’adapter pour éviter certains comportements amplifiés par les réseaux sociaux à l’image des bavures policières. Il dit : «Je ne pourrai pas dire qu’elles sont de plus en plus récurrentes. Tout ce que je sais, elles sont de plus en plus audibles parce que dans tous les cas de figure, les époques ont changé. Maintenant avec les WhatsApp, tout comportement déviant est tout de suite vu sur internet. Mais pour autant ce qu’on leur apprend à l’école et sur le terrain c’est que d’abord ils doivent avoir des comportements exemplaires et dans tous les cas de figure la police sanctionnera à chaque fois qu’il y a un cas. Ce sont des actes qu’il ne faut pas approuver. On ne les approuve pas de façon générale qu’ils soient d’un gendarme, d’un policier qu’il soit même de civil tout court.» Il précise : «Ce n’est pas la répression qui assure la défense, il faut également voir que dans l’exercice de leur fonction il y a également peut-être des limites à ne pas dépasser par ce que vous dites. Les journalistes, ce n’est pas parce que vous êtes journalistes que vous êtes au-dessus des lois. Je pense que si chacun reste dans son secteur et fait son travail correctement, la police peut travailler avec tous les segments de la population.»
Stagiaire

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