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Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a ouvert hier sa première session ordinaire de l’année 2020. La thématique choisie est l’équité territoriale. La présidente de l’institution justifie ce choix par «des inégalités criantes qui se manifestent à travers la macrocéphalie de la capitale, les déséquilibres constatés entre les communes urbaines et celles rurales, le fossé existant entre les zones côtières et l’intérieur». Aminata Mbengue Ndiaye ajoute que «l’objectif recherché est de permettre à l’ensemble des collectivités de vivre le développement» dans un contexte marqué par des plaintes et complaintes relatives aux limites territoriales et à une inégalité dans la répartition des «cinq accès universels». Pour ce faire, le Hcct a décliné sa feuille de route pour aider à réduire ces écarts considérables. Dans le cadre justement de cette équité territoriale, le successeur de Ousmane Tanor Dieng a souligné l’urgence de s’interroger sur l’état des villes, capitales de région. Tout comme les nouveaux pôles urbains comme Diamniadio, Lac Rose et Touba méritent une réflexion.
La présidente du Hcct constate que le statut de la ville de Dakar n’a pas évolué alors que «des villes-capitales politiques et économiques comme Yaoun­dé, Yamoussoukro, Douala, Lagos disposent d’un statut particulier à la hauteur de leur taille et à la dimension de leurs ambitions». C’est pourquoi elle a plaidé pour un «statut particulier» pour Dakar. Autre point retenu par le Hcct, les disparités dans la gouvernance territoriale de proximité dans ses entités primaires que sont le quartier et le village. Pour le Hcct, il ne doit plus y avoir «d’exclusion de toutes les initiatives à la base, de gestion des conflits, d’expression de la démocratie participative». Selon la présidente, «les chefs de quartier et les chefs de village, exerçant les mêmes compétences, ne jouissent pas du même traitement».

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