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Le directeur exécutif d’Am­nesty interna­tio­nal/­Séné­gal dénonce vigoureusement les restrictions des visites du maire de Dakar. «Khalifa Sall est l’une des personnalités politiques les plus importantes de ce pays», a rappelé Seydi Gassama, hier, lors du lancement de la campa­gne «Osons le courage». Il donne l’exemple récent de la France où Emmanuel Macron, nouvellement élu, s’est rendu à l’Hôtel de ville de Paris après sa prestation de serment. «Tout chef d’Etat étranger qui va en visite officielle en France, y compris Macky Sall, doit aller rendre visite au maire de Paris. Donc, le maire d’une capitale, ce n’est pas n’importe quelle personnalité. On ne peut pas imposer des restrictions indues à son droit de recevoir des visiteurs», souligne-t-il. Ces restrictions sont, selon lui, «politiques» parce que «dictées par le Président Macky Sall lui-même pour punir Khalifa Sall, l’empêcher de continuer à entretenir ses réseaux depuis la prison». Ce que M. Gassama trouve «inacceptable», réclamant qu’elles soient «levées immédiatement».
Le défenseur des droits humains estime, en effet, que «ce sont des atteintes graves à son droit qui n’honorent pas le Sénégal». Faisant allusion à l’Administration pénitentiaire qui avait soutenu que Khalifa est un détenu comme les autres, M. Gassama ajoute : «Tout texte qui est contraire aux standards internationaux doit être abrogé. Il faut que l’Adminis­tration pénitentiaire qui est au service de l’Etat ne s’engage pas dans ce genre de polémique. Le colonel Daouda Diop est là pour l’Etat, il ne faut pas que les politiciens le manipulent. Ils ont essayé de le faire avec Karim Wade, ça n’a pas marché», ajoute-t-il.
Stagiaire

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