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Un favoritisme pour la population locale en termes d’offres d’emplois au pôle urbain de Diamniadio s’inscrit bien dans la logique. Seydou Sy Sall, Délégué général au pôle urbain (Dgpu), l’a expliqué samedi lors d’un panel co-organisé par le Réseau des élèves et étudiants de Diamniadio (Reed) et la Dgpu. «Il nous faut trouver les moyens pour faire travailler le maximum de jeunes de Diamniadio dans le pôle urbain», a estimé M. Sall lors de la rencontre autour du thème «Diamniadio face au défi de l’employabilité des jeunes». Pour autant, le délégué général a assujetti le fait à une conditionnalité. «L’emplo­yabilité passe par une formation qualifiante et à travers les stages. Il y a une panoplie de qualifications à développer pour permettre aux jeunes de la commune de bénéficier des divers emplois que le pôle va créer», a-t-il fait savoir, exhortant dans la lancée ses interlocuteurs à s’armer «de compétences requises par les divers demandeurs pour s‘assurer une insertion parfaite». «Les entreprises expriment une demande et il faut que l’offre soit en adéquation avec cette demande. C’est le but de l’exercice que nous sommes en train de faire aujourd’hui, car il faut ajuster l’offre à la demande dans le pôle», a poursuivi le délégué général.
Le président du Conseil communal de la jeunesse de Diamniadio qui est revenu dans son discours sur le haut degré du chômage dans la zone ne dit pas le contraire. «Il est important, face à ces emplois qu’offre le pôle urbain, que l’on puisse préparer la jeunesse, afin de la promouvoir pour prétendre demain à ces emplois. C’est une clé qui nous permettra nécessairement de sortir du chômage endémique des jeunes dans la commune et dans le département», a ainsi dit Moussa Ba dans.
Pour le maire Moulaye Guèye, le pôle urbain doit bénéficier à tout le département. «Le département est un et indivisible. Donc, autant Diamniadio doit tirer des avantages du pôle urbain, autant les autres communes doivent aussi y trouver leur compte», a souhaité l’édile de la commune qui plaidé pour la prise en compte des ouvriers et autres hors du circuit scolaire. «Il y a un autre segment important de la jeunesse à prendre en compte dans le souci d’insertion professionnelle des jeunes, car tous n’ont pas la chance de faire des études», a-t-il rappelé.
Ont pris part à la rencontre les représentants de l’Agence nationale d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), de l’Université Amadou Mokhtar Mbow, de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), ainsi que des développeurs installés dans le pôle. Des bourses ont à l’occasion été offertes à des étudiants pour des formations professionnelles dans différents secteurs.
abndiaye@lequotidien.sn

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