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L’Ong ChildFund international et la direction de la Cinématographie du Sénégal ont scellé hier un partenariat visant à former les enfants aux techniques audiovisuelles et à l’utilisation des nouveaux médias. Les cinéastes sénégalais vont sur une période de 3 ans, renouvelable, apprendre aux enfants à utiliser la vidéo, à écrire des scénarii, à jouer de sketchs, à faire des films…, bref à exprimer leurs opinions conformément aux vœux de la Convention des Nations unies pour les droits des enfants.

Au Sénégal, les productions audiovisuelles sont souvent l’œuvre d’adultes qui occultent les préoccupations des enfants. Pis encore, lorsqu’ils sont utilisés, les enfants sont la plupart du temps confinés à des rôles qui font qu’ils sont soit manipulés ou instrumentalisés. Ils ne participent pas réellement à l’accomplissement de leurs droits. Pour corriger ce déséquilibre, l’Ong ChildFund international Sénégal et la direction de la Cinéma­tographie ont noué hier un partenariat intitulé «Au service des enfants». A travers celui-ci, l’objectif est d’apprendre aux enfants à s’exprimer. «Cela veut dire faire des films, écrire des scénarii, apprendre à jouer des rôles… Nous avons des forums et des clubs d’enfants qu’on va aider à mieux s’exprimer. Cet accord s’exprimera également lors de la célébration des journées importantes où on parlera des mariages précoces, des mutilations génitales, de l’absence d’extraits de naissance…», a expliqué d’emblée le représentant résident de l’Ong ChildFund au Sénégal, Amadou Bocoum. Soucieux qu’il est d’offrir aux enfants une participation plus accrue aux questions les concernant et de s’arrimer aux vœux de la Convention des Nations unies pour les droits des enfants, le représentant résident de ChildFund espère franchir le 4e palier de l’échelle de participation des enfants avec ce nouveau partenariat. «L’enfant d’aujourd’hui va être le citoyen de demain. Nous souhaitons avoir des enfants formés, informés et consultés. Nous souhaitons que ces enfants soient au centre de tout ce que l’on fait, qu’ils participent à tout ce que l’on fait, qu’ils aient toutes leurs chances pour jouer le rôle qui va être le leur en tant que citoyens», a-t-il soutenu, laissant le soin au directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, d’expliquer son rôle dans ce partenariat qui s’étalera sur 3 ans. «Nous allons donner les matériaux pour permettre à ces enfants de parler à leurs pairs, aux adultes et aux responsables. Ce sera un apprentissage pour nous et peut-être cela poussera les créateurs sénégalais à aborder ce sujet capital de la condition des enfants au Sénégal», a-t-il dit. Avec lui, des professionnels de la cinématographie dont Abdoul Aziz Boye et Adams Sie, renseigne-t-il, seront au cœur de ce projet. «La direction ne fera que coordonner l’action des cinéastes. Cela se fera avec les cinéastes qui seront dans la formation, la réalisation et l’écriture de scenarios…», dit-il, convaincu que l’effort ne sera pas vain. «Investir sur un enfant, c’est développer durablement une Nation. Nous nous mettrons au service des enfants, rien qu’au service des enfants.»

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