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L’artiste musicien, Ousmane Faye alias le «Prince du nguel» a sorti deux singles à savoir «Leyaname Sérère» et Oumar Youm. Cela en prélude à la sortie de son opus à venir. Il était resté 9 ans sans produire d’album. Dans les 2 morceaux, l’artiste utilise du «nguel», une musique sérère mais beaucoup plus moderne. Son ambition est de faire propulser la musique sérère et la faire connaitre à travers le monde.

En prélude à la sortie prochaine de son album, Ousmane Faye Alias Oussou Diol, le lead vocal du groupe les Guelewars du Sine, a sorti 2 singles, Leyaname sérère (Ndrl : Dites aux Sérères) et Oumar Youm. Dans le premier, il s’adresse aux Sérères pour leur expliquer qui ils sont réellement. Il les incite  et incite tout bon Sénégalais à revoir sa vie. Parce qu’aujourd’hui, explique-t-il, on a tendance à voir les Sérères dans «de mauvaises choses alors qu’auparavant, le Sérère gardait toujours sa dignité».  Sur son deuxième titre, l’artiste fait les louanges à Oumar Youm (Ndlr, directeur de Cabinet du Président Macky Sall) pour le soutien qu’il lui a apporté. «On a  rencontré d’autres autorités pour nous soutenir mais en vain. C’est le seul à nous avoir aidés. Oumar Youm est venu vers nous pour dire qu’il veut soutenir l’artiste donc c’est vraiment bien de lui rendre hommage», explique Iyane Demba, son chargé de communication.
M. Demba souligne également que même si on sait que «tous les artistes sont apolitiques, c’est bien de lui rendre la monnaie de sa pièce». Dans ces deux morceaux, l’artiste fait du tradimoderne qui tend vers le modernisme avec de la guitare, du clavier, de la batterie. C’est une forme de la musique sérère appelée le nguel, différent du nguel que l’on connaissait. «Avant la musique sérère c’était vraiment brouillon, les gens ne respectaient pas leurs tenues en scène mais ce que nous, nous faisons, c’est diffèrent», explique Ousmane Faye. Le «Prince du nguel» veut, dit-il, avec cette musique, sillonner le monde. A l’en croire, le public au démarrage est déjà très réceptif.  «Ce qu’on a fait avec Layaname sérère c’est impressionnant, c’est de la vraie musique, ça attire tout le monde, chacun peut l’écouter», insiste-t-il annonçant pour bientôt la sortie de son album qui sera titré Leyaname sérère.  Ce sera un album de 8 titres, a avancé l’auteur compositeur qui dit avoir choisi ce titre éponyme parce qu’il est temps de parler de l’ethnie sérère, de la culture sérère, «faire voir et faire savoir aux gens que l’ethnie sérère est comme toutes les autres ethnies».

Parcours
Le souhait de Ousmane Faye est de sortir un 2e album dans les plus brefs délais, mais les moyens manquent. «On a des problèmes de fonds parce qu’on est très complexé pour investir dans la musique sérère. S’il s’agit des autorités, ils ignorent ce qui est la culture. Ils ne veulent pas s’investir, car la musique d’avant et celle actuelle, ce n’est pas pareil», fait-il remarquer. Toutefois, l’artiste dit tendre la main à tout le monde, aux bonnes volontés pour la réalisation de son projet. Profitant de leur passage au journal Le Quotidien, le chargé de communication de l’artiste confie son ras-le-bol. «On ne fait que la promotion de 1 ou 2 artistes au Sénégal. Mais nous tendons la main à tous les animateurs et journalistes. Pour tout acte posé en vue d’accompagner ce jeune, nous sommes preneurs»,  a affirmé Iyane Demba.
Né à Faoye, situé dans la commune de Djilas (Ndlr, région de Fatick), Oussou Diol est basé à Mbour avec son groupe baptisé Les Guelewars du Sine. Il  a débuté vers les années 2002 au niveau de Dakar après avoir été invité dans une radio. «Cela nous a motivés à  essayer de regrouper l’ethnie sérère avec ma parole et notre culture. La musique, je l’ai commencée à très bas âge, à l’époque, j’étais toujours élève dans mon village», se rappelle M. Faye. Jadis, il évoluait dans un groupe qui s’appelait Leona Ndiaye, puis il a rejoint une autre formation Mbadmbane et Dimbagoum, en tant que danseur. Il devient par la suite un auteur-compositeur attitré. «Dans ce groupe, c’est moi qui composais les chants avant de rentrer sur scène comme danseur. J’ai été inspiré en 2002 par le naufrage du Joola. C’est cette année même que j’ai commencé réellement à chanter», vante-t-il. Ousmane faye est passé par l’école des beaux-arts. Il combinait à l’époque ses études dans un collège du quartier point E avec ses études artistiques. «Tout ce qu’il chante d’habitude véhicule des messages d’actualité ou conscientise», apprend-on.
mfkebe@lequotidien.sn

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