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Malgré la répression policière du 9 mars dernier, le Pds et ses alliés reviennent à la Place Washington vendredi prochain.

Des grenades lacrymogènes inhalées, des responsables arrêtés… il en faudra plus pour arrêter l’opposition regroupée au sein de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied). Après la chaude journée du 9 mars dernier, les responsables de cette plateforme ont décidé de revenir le 23 mars prochain à la Place Washington pour tenir leur sit-in afin de récuser le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. «Dans ce combat, nous allons consentir tous les sacrifices qu’il faudra», a averti Mamadou Diop Decroix hier, lors d’une conférence de presse. «On ne joue pas parce que l’affaire est trop sérieuse. Le pouvoir n’a encore rien vu», dit-il, le poing serré. Cependant, l’opposition doit relever le défi de la mobilisation, un des problèmes du sit-in avorté. «L’écrasante majorité de la jeunesse n’est pas dans les partis politiques. Les jeunes doivent avoir dans la conscience que nous nous battons pour le Sénégal. Ils doivent nous rejoindre dans ce combat pour arrêter le régime de Macky Sall», invite Decroix pour qui «le Sénégal est en danger et l’opposition ne va pas rester les bras croisés».

Aly Ngouille Ndiaye rebaptisé «Aly Ndiouthie Ndiathie»
Avant le sit-in qui va encore défier l’arrêté Ousmane Ngom que le préfet avait brandi lors de la manifestation réprimée, l’opposition va poser un certain nombre d’actes pour pilonner le régime du Président Macky Sall. D’abord, une délégation sera mercredi prochain à l’ambassade des Etats-Unis pour échanger sur la démocratie qui, selon Oumar Sarr, «est en train d’être assassinée et mal en point». D’ailleurs, le secrétaire général adjoint du Pds informe que l’Union européenne qui a reçu l’opposition «s’est totalement désengagée» des résultats de l’audit du fichier électoral. «L’Ue dit n’avoir donné au gouvernement que le financement de cet audit», rapporte le maire de Dagana.
Ensuite, le jeudi 22 mars, l’Ied va sillonner des centres d’inscription sur les listes électorales à Pikine et Guédiawaye pour terminer avec un meeting à Djiddah Thiaroye Kao dans la soirée. «J’espère que notre sit-in ne sera pas bombardé de grenades lacrymogènes. Si le pouvoir veut la paix, il n’a qu’à nous laisser tenir notre sit-in», prévient le Pr Bouba Diop, coordonnateur du mouvement Taxaw temm, qui a trouvé un surnom au ministre de l’Intérieur «Aly Ndiouthie Ndiathie (manipulateur)» à la place de Aly Ngouille Ndiaye.
bgdiop@lequotidien.sn

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