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Suite à des attaques récurrentes relatives au projet d’autorisation d’ouverture et d’exploitation d’une carrière de calcaire de 236 ha à Bandia au profit des Ciments du Sahel, il nous a paru nécessaire de rétablir la vérité des faits, pour une bonne compréhension de la procédure en cours.
La société les Ciments du Sahel (Cds) a acquis une carrière de 236 ha en forêt classée de Bandia en 2014, dans le cadre du projet d’extension de son unité industrielle, selon les procédures légales et réglementaires en vigueur dans le pays ;
L’autorisation d’ouverture et d’exploitation y afférente est naturellement soumise à une étude d’impact environnemental et social (Eies) selon la loi 2001/01 en date du 15 janvier 2001 portant code de l’environnement et son décret d’application N°2001/282 du 12 avril 2001.
L’article L48 de ce même code précise que «tout projet de développement ou activité susceptible de porter atteinte à l’environnement…… doit faire l’objet d’une évaluation environnementale».
Plus loin, il est précisé que «l’étude d’impact est la procédure qui permet d’examiner les conséquences tant bénéfiques que néfastes, qu’un projet ou programme de développement envisagé aura sur l’environnement et de s’assurer que leurs conséquences sont dûment prises en compte dans la conception du projet ou programme».
Etant située en forêt classée, donc, dans le domaine classé de l’Etat, un protocole d’accord a été signé avec la Direction des eaux et forêts, chasse et de la conservation des sols  pour la mise à disposition, au profit de Cds, d’une partie de la forêt classée de Bandia, sur une superficie de 236 ha conformément aux besoins de notre projet d’extension. Ledit protocole précise les conditions de mise à disposition. Donc aucune forme de spoliation foncière ne peut être constatée au détriment des populations.
L’évocation de ces dispositions situe donc le débat, au-delà de l’existence ou non d’impacts liés à un projet, qu’ils soient négatifs ou positifs, d’ailleurs. Tout projet de développement comporte des impacts, à coup sûr ! C’est la raison pour laquelle l’Etat a mis en place un dispositif légal et réglementaire auquel est assujetti tout promoteur, afin de soumettre les projets à une évaluation objective et éviter ainsi des dérives, aussi bien en phase ouverture de chantier que pendant l’exploitation.
Par conséquent, le véritable débat n’est pas d’énoncer des impacts, souvent exagérés du reste, mais plutôt de se poser les questions qui suivent :
est-ce que les procédures d’étude d’impact environnemental ont été respectées
le contenu du document d’étude d’impact a-t-il prévu des mesures de prévention ou d’atténuation, voire de compensation ?
dans le cadre de la carrière en question, existe-t-il un plan de gestion environnementale et sociale et un plan de réhabilitation ?
le promoteur a-t-il prévu des actions allant dans le sens d’appuyer les efforts de développement économique et social local ?
En d’autres termes, peut-on déclarer tout de go qu’une ressource minière de surcroit stratégique pour l’économie du pays, ne devrait pas être exploitée quand il est possible d’envisager en amont d’un projet d’exploitation des mesures environnementales et sociales susceptibles d’en assurer une bonne gestion te­nant compte des im­pac­ts poten­tiels ?
Toutes ces questions ont fait l’objet de réponses claires et documentées, dans l’élaboration de l’étude d’impact environnemental et social, effectuée par un consultant dûment agréé, par les services compétents de l’Etat.
Elles ont par ailleurs été présentées et expliquées, pendant les audiences publiques tenues à Bandia, en juin dernier et décembre dernier, après validation du document d’étude d’impact, par le comité technique.
Il faut noter que les audiences publiques se sont bien déroulées puisqu’elles ont permis aux populations d’exprimer leurs préoccupations et aux représentants du promoteur d’apporter les réponses y relatives. La synthèse des discussions devant être intégrée dans la finalisation du document.
L’audience du 26 décembre a conduit à une pré-validation du rapport d’Eies après discussion.
Au demeurant, il faut souligner la rigueur des services techniques en charge de l’environnement et des établissements classés qui ont eu la responsabilité de conduire la procédure de l’Eies, en collaboration avec les services techniques et administratifs compétents, dont les Eaux et forêts (en charge de la gestion de la forêt classée) et les populations, dans le cadre des travaux des comités techniques national ou régional.
Une démarche inclusive a permis d’associer toutes les parties prenantes à l’étude des dossiers d’évaluation environnementale ainsi qu’à leur adoption (consultations publiques, réunions du comité technique, audiences publiques).
Toute la procédure d’Eies a été intégralement respectée par les Ciments du Sahel.
A ce que l’on sache, ce n’est point un tort que de se conformer aux lois et règlement de ce pays, qui ont justement été établis pour gérer des activités susceptibles de générer des impacts pour l’environnement.
Le ministère de l’Environ­nement est accusé à tort alors qu’il ne fait que se conformer aux lois et règlements qui régissent ce type d’activité.
Où se trouve alors le problème ?
Qui en veut aux Ciments du Sahel ?
Y aurait-il des gens mal intentionnés tapis dans l’ombre en vue de déstabiliser les Ciments du Sahel ?
Ces questions méritent d’être posées, d’autant qu’on est allé même jusqu’à imputer à notre cimenterie des impacts négatifs observés dans la zone, au moment où les Ciments du Sahel n’exploitent pas un seul mètre carré de carrière dans la forêt classée de Bandia. L’Agence France Presse (Afp), dans une vidéo transmise par les réseaux sociaux, avec comme acteur principal M. Mame Cheikh Ngom, professeur d’université et natif de la zone, parle d’une vingtaine de mines à ciel ouvert exploitées par les Ciments du Sahel. Il n’en est rien.
Alors, pourquoi s’acharne-t-on sur les Cds sans parler de ceux qui exploitent effectivement des carrières dans la forêt classée de Bandia ?
Cela semble relever d’un manque de rigueur dans l’analyse et ne peut détourner les Ciments du Sahel de leur démarche basée sur un respect des préoccupations environnementales et de celles des populations de la zone.
C’est la raison pour laquelle, les Cds se sont engagés dans le cadre de la procédure d’étude d’impact environnemental et social, à mettre un accent particulier sur l’appui au développement local dans des activités diverses, comme l’agriculture, l’élevage, le tourisme ainsi que les activités culturelles et l’artisanat :
appui à la mise à disposition d’intrants agricoles aux populations locales
financement de projets agricoles aux communautés proches du site
promotion de la formation pratique agricole
appui économique visant spécialement les femmes à travers les groupements de femmes pour notamment les activités de transformation et conservation de produits agricoles……
A côté de ces mesures, des activités de réhabilitation ont été envisagées entre autres préoccupations environnementales, qui ont bien été développées, dans le document d’Eies.
A ce sujet, les Ciments du Sahel ont déjà une expérience importante en matière de réhabilitation de carrière : remise en état en cours à la carrière de calcaire du site de l’usine ; projet de bassins piscicoles à la carrière d’argile de Thicky.
Tout cela, pour dire que Les Ciments du Sahel, en aucun moment, n’ont failli à leur devoir, dans le cadre des procédures en vigueur.
Que dire de la pratique Rse des Ciments du Sahel ?
Bien que l’activité industrielle de l’entreprise soit loin d’impacter négativement la vie des populations de Bandia, le village étant situé à près de cinq kilomètres du site de l’usine, la mise en œuvre de sa Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), à Bandia et à l’échelle de la commune, est connue de tous.
Depuis 2015, les Ciments du Sahel ont octroyé à Bandia Sessène et Bandia Bambara, une centaine de millions investis dans des secteurs aussi importants que l’Education et la santé (fournitures et équipements scolaires, construction de classes, dotation en médicaments).
D’autres villages de la commune de Diass bénéficient, sans interruption, de ces appuis depuis 2002. Ils se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de francs par an, avec une volonté toujours affirmée du Pdg d’en faire davantage.
Les populations de Bandia et le Conseil municipal de Diass reconnaissent l’appui constant des Ciments du Sahel et l’apprécient à sa juste valeur en tenant compte aussi des offres d’emploi directs et indirects à l’échelle du pays et de la commune mais aussi, que l’avènement des Ciments du Sahel a permis, à notre pays, de mettre un terme à une pénurie chronique de ciment qui a duré pendant plusieurs années, à la grande satisfaction des consommateurs.
Selon le Conseil municipal de Diass, «les Cds, par leurs investissements, sont le premier partenaire de la commune».
Que reste-t-il d’autre ? Sinon que de demander aux parties prenantes de se conformer aux procédures mais surtout, de s’entourer de toutes les dispositions idoines, en vue de la mise en œuvre correcte des plans de gestion environnementale et sociale et des plans de réhabilitation.
La condition d’un encadrement légal et réglementaire reste toutefois nécessaire, tel qu’il en existe dans un pays organisé comme le nôtre, qui demeure très préoccupé par les questions environnementales.
Cheikh Tidiane DIEYE 
Conseiller en Communication
Des Ciments du Sahel

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