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Les travailleurs de Seniran ont étalé leur frustration suite à la suspension des licences de taxi par les autorités sénégalaises. «La mesure est en train de plonger la compagnie dans la faillite. Au cours de cette période (un an), nous aurions vendu 300 véhicules. La demande est là, nous en recevons tous les jours», s’est indigné le chargé de la communication, Amadou Seyni Loum, en marge du point de presse. Il estime le manque à gagner à plus d’un milliard de francs Cfa.
Au même moment, constate le personnel de Seniran auto, l’entreprise Tata est en train de vendre ses véhicules. «Personne ne lui a imposé une licence. Il n’y a aucun numéro de licence sur les cars Tata. Il y a deux poids deux mesures. Or, nous avons investi plus de 40 milliards dans cette société», rouspète M. Loum. Les travailleurs s’interrogent : «Pourquoi on empêche à Seniran de vendre ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette mesure ?»
Les travailleurs qui disent avoir écrit plusieurs lettres aux autorités demandent à l’Etat de revoir la mesure qui, selon eux, a été prise sans consulter les acteurs du transport et sans étude préalable. Pour eux, l’argument du trafic ne saurait prospérer. «Seniran est une société de droit sénégalais qui emploie 150 Sénégalais. Si on va vers la faillite, ce sont plus de 2 000 pères de famille taximen qui n’auront plus de pièces de rechange», a indiqué M. Loum. L’entreprise tient encore, car avant la mesure, elle avait vendu 300 véhicules. Outre ce fait, il y a la vente de véhicules particuliers qui permet encore un peu de tenir pour le moment.
ndieng@lequotidien.sn

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