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Les animateurs polyvalents, avec l’appui du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Séné­gal/Enseignement préscolaire élémentaire (Sudes/Epe), exigent une audience avec la directrice de l’Agence de la Case des tout-petits, l’envoi en formation de tous les animateurs et leur intégration dans la Fonction publique.

Les animateurs polyvalents de la Case des tout-petits ne décolèrent pas. Après leur marche du lundi, ils ont fait face à la presse hier, pour exiger une audience avec la directrice de l’Agence nationale de la Case des tout-petits (Anctp) et l’envoi en formation de tous les animateurs ayant rempli les conditions dans les meilleurs délais ainsi que leur intégration dans la Fonction publique. Cette fois-ci, ils ne seront pas seuls dans leur combat, car le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal/Enseignement préscolaire élémentaire (Sudes/­Epe) a décidé de les soutenir. Mamadou Diop, secrétaire général dudit syndicat, explique : «Depuis le 12 mai 2018, une cinquantaine d’animateurs polyvalents de la Case des tout-petits sont à Dakar. Ils proviennent de Salémata, Tambacounda, Sédhiou, Kolda. Cette descente dans la capitale fait suite à demande d’audience avec la directrice de l’Anctp en date du 9 mai qui est restée sans suite.» Poursuivant son explication, M. Diop rappelle que l’Etat «avait promis la formation et le recrutement des bénévoles au bout de deux ans». Mais il a été constaté que certains totalisent plus de cinq à dix ans de bénévolat sans aucune formation. «L’irres­pon­sa­bilité de l’Etat les a mis dans une situation de vulnérabilité extrême et de désespoir grandissant. Ces braves jeunes ont accepté de participer au relèvement du taux brut de préscolarisation», assure M. Diop. Lequel revient sur les raisons de la marche qu’ils ont organisée. «Après plusieurs tentatives de rencontrer la directrice de l’Anctp et qui sont restées vaines, dans la journée du 4 juin 2018, une dizaine d’animateurs polyvalents a été arrêtée par la police et mise en garde à vue au commissariat du Plateau à la suite d’une marche pour sensibiliser la population sur leur sort. C’est devant cette situation que le Sudes/Epe a décidé de les venir en aide», dit-il. Prenant la parole, le coordonnateur Mamadou Saliou Diallo a fait savoir que 244 animateurs sont laissés en rade ; ce qui a conduit à la fermeture de 244 classes.
mfkebe@lequotidien.sn

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