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Birima Mangara, ministre du Budget.

Marque de la bonne santé de l’économie nationale, les derniers chiffres de la croissance pour le troisième quart de l’année qui vient de s’écouler dénotent une belle progression de l’activité économique ainsi que de la consommation, aussi bien pour les ménages que pour les institutions. Et dans le même temps, il y a eu une certaine amélioration de la balance commerciale.

Le Produit intérieur brut pour l’année écoulée est prévu en hausse à environ 6,8%. On peut imaginer qu’en cette période préélectorale, durant laquelle a longtemps été agitée la question du déficit des liquidités par le Trésor, c’est une information de ce genre dont ont besoin les pouvoirs publics. Et l’Agence nationale de la statistique et la démographie (Ansd) les y conforte en déclarant que pour le 3ème trimestre de l’année écoulée, le Pib a crû en volume, corrigé de variations saisonnières, de 1,2% par rapport au trimestre précédent. En valeur brute, le Pib a été de 2 985 milliards pour le 3ème trimestre de 2018.
Les chiffres indiquent par ailleurs une forte hausse de 3,9% de l’activité économique par rapport à la même période de l’année précédente. Et par rapport à cette période, l’économie a connu un boom de 5,2% pour le secteur primaire, 4,9% pour le tertiaire, et 4,1% pour le secteur secondaire.
Ces statistiques, qui sont les dernières à avoir été rendues publiques, indiquent que la bonne santé de l’économie a tenu en particulier au dynamisme du secteur secondaire et, accessoirement, du secteur primaire. En particulier, les activités du secondaire se sont accrues de 4,6%, celles du primaire de 1,7% et celles du secteur tertiaire de 1,1%. Dans le secteur primaire, l’Ansd met particulièrement en évidence les chiffres de la pêche et de l’agriculture qui ont respectivement augmenté de 5,4% et de 2%. La sylviculture aussi a connu un net rebond, permettant, avec les autres bons résultats du secteur, de couvrir la relative stagnation de l’élevage. Mais les statistiques étant un domaine de précision, ces données changent en variation annuelle, c’est-à-dire quand on les compare avec celles de l’année précédente à la même période, où l’on remarque que pour l’ensemble, les performances de l’élevage et de la sylviculture ont été excellentes, tandis que les débarquements en forte baisse avaient plombé celles de la pêche. Pour ce qui est du secteur secondaire par contre, les variations saisonnières ont eu un impact positif aussi bien par rapport au trimestre précédent ou durant la période correspondante de l’année d’avant. Il a été noté que les activités de construction, de la chimie, de l’agroalimentaire, aussi bien que la production de ciment et autres matériaux de construction se sont bien comportées, autant par rapport à l’année précédente que par rapport au trimestre précédent. La bonne santé de l’économie durant la période étudiée s’est confirmée par une hausse de la demande intérieure, ainsi que de la consommation. La consommation des ménages a en effet augmenté de 5,1% d’un semestre à l’autre, tandis que d’une année à l’autre, la consommation a augmenté de 1,7%, du fait surtout des institutions, publiques et étrangères, et beaucoup plus légèrement, des ménages.
Tout n’est pas aussi rose dans tous les domaines toutefois. Ainsi, l’Ansd note une baisse de l’investissement total de 11,5% par rapport au second semestre de l’année, et de 2,1% par rapport au troisième trimestre de 2017. L’institution des statistiques ne fournit pas d’explications à ce phénomène qui n’est pas négligeable pourtant.
Par ailleurs, la balance commerciale s’est légèrement améliorée avec une baisse des importations et une hausse relative des exportations. Il faut néanmoins noter que les importations des biens et des services ont connu une hausse de 1,7% en volume, par rapport au semestre précédent. Et pour la même période, les exportations des biens et des services ont augmenté de 10,7%.

mgueye@lequotidien.sn

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