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Les incidents et délits avec usage d’armes ont pris de l’ampleur au Sénégal ces dernières années. Le monitoring 2018 des violences armées au Sénégal du Mouvement de lutte contre les armes légères en Afrique de l’Ouest (Malao) a révélé hier, lors d’un atelier, que 42% des violences armées sont des braquages, et les attaques armées constituent 22% des cas. Alors que les agressions représentent 10% des cas de violences armées. Mouha­madou Lamine Diatta, coordonnateur du monitoring, analyse les données des trois dernières années : «En 2018, nous avons recensé dans la presse 42 cas de violences liées aux Armes légères de petit calibre (Alpc) ou armes blanches. En 2017, 31 cas recensés contre 83 en 2016. Le suivi des crimes et délits armés en 2018 montre une proportion alarmante des braquages et des attaques à main armée.» Cette analyse lui fait dire que les données de 2016, 2017 et 2018 «montrent une tendance globale à la baisse des incidents liés aux armes au Sénégal».
Selon l’étude, les régions de Ziguinchor et Thiès ont été les plus touchées par les braquages en 2018 et comptent aussi plus de victimes. D’après le Malao, les mois de janvier, mars, mai, juin, juillet, septembre et décembre ont été les périodes avec le plus de cas de violences armées en 2018. Alors que février, juillet et août sont plus calmes. «L’essentiel du pays a été touché par ces violences armées. Néanmoins pour 2018, c’est la partie sud du pays qui a été touchée essentiellement par des attaques armée en zone rurale et frontalière», explique M. Diatta. De manière plus globale, poursuit-il, «ce sont les régions de Dakar, Thiès et Ziguinchor qui sont les zones les plus touchées en termes chiffrés par les violences armées, en particulier la région de Ziguinchor». Sédhiou, Kaolack et Kolda ne sont pas aussi épargnées par ce phénomène.
mfkebe@lequotidien.sn

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