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Babacar Diagne, président Cnra.

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel met en garde les troupes de théâtre du pays. L’instance de régulation alerte sur les dérives constatées les années précédentes. Dans la foulée, le Cnra met en garde contre la diffusion de contenus susceptibles d’annihiler les efforts dans la lutte contre Covid-19.

Chaque année, le Ramadan est une période faste pour les troupes de théâtre. Avec de larges plages horaires accordées par les télévisions, de nombreuses troupes théâtrales offrent aux sénégalais des petits sketchs tournant autour du Ramadan. Humoristiques souvent, ces sketchs sont l’objet de polémiques depuis quelques années. Pour cette année, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel prend les devants et pose des limites. «La pratique est vieille de plusieurs années, consistant pour les télévisions en la diffusion de programmes pour accompagner les familles durant le Ramadan. Certains contenus desdits sketchs ndogu ont parfois profondément heurté des sensibilités, notamment dans les cas où les images laissaient voir que c’est clairement et manifestement la religion qui était tournée en dérision», fait savoir l’instance dans un communiqué de presse. Le président Babacar Diagne met en garde ainsi les troupes de théâtre contre les dérives déjà observées les années précédentes. Dans la foulée, le Cnra met les éditeurs en face de leurs responsabilités. «Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel attirant l’attention des éditeurs sur le respect dû à toutes les composantes de la Nation, invite les éditeurs à davantage de vigilance dans le choix des programmes à diffuser», souligne l’organe de régulation qui, dans le même temps, met aussi en garde contre la «diffusion de contenus susceptibles d’annihiler ou de contrecarrer les efforts nationaux de lutte pour l’éradication de la maladie». «Il est tout autant vivement recommandé aux télévisions et radios d’éviter tout ce qui ressemblerait à de la stigmatisation de victimes du coronavirus. Ni les personnes ni leurs zones de résidence ne doivent être exposées d‘une manière à les culpabiliser», invite le Cnra qui «compte sur le sens des responsabilités de chacun».

 

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