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Abdoulaye Diop ministre Culture.

Le ministre de la Culture et de la communication, Abdoulaye Diop, estime que le taux alloué au budget de fonctionnement de la Sodav est élevé et que l’argent du droit d’auteur devrait être redistribué aux artistes.

Lors de sa visite hier à la Société sénégalaise du droit d’auteur et droits voisins (Sodav), Abdoulaye Diop, ministre de la Culture et de la communication, s’est voulu clair : «Le cœur de métier de la Sodav consiste en une chose : d’une part récolter de l’argent, et d’autre part redistribuer aux acteurs le maximum d’argent.» Pour ce faire, les échanges ont porté, entre autres, sur la réduction du budget de fonctionnement de la structure. «Nous devons travailler mutuellement pour que ce ratio baisse.»
Le ministre et le Conseil d’administration se sont également penchés sur la possibilité d’élargir l’assiette de taxes de la Sodav. De même que la construction du nouveau siège de la société de protection de droits d’auteurs. Le ministre a en effet demandé aux administrateurs de réfléchir sur comment faire un Partenariat public-privé (Ppp). «Nous allons mettre 1 milliard par an pour les trois prochaines années. Il est important de nous amener un projet actualisé pour savoir où est-ce qu’on va. Il ne suffit pas d’avoir l’argent et de réfléchir sur ce qu’on va faire. Mais de dire ensemble ce qu’on va faire, quel projet structurant on va faire, comment délocaliser les structures régionales de la Sodav dans les régions.»
D’ailleurs, le statut de l’artiste qui tarde à être une réalité a été soulevé devant l’autorité. «Ma recommandation était : il faut avoir des initiatives concertées, la Sodav, la mutuelle de santé, le statut de l’artiste. Je ne voudrais pas qu’en singleton, toutes ces structures travaillent à développer un projet. Les gens doivent pouvoir se mettre ensemble pour une meilleure synergie et une meilleure efficacité.»
Ali Bathily a, quant à lui, plaidé «le respect du paiement des redevances par toutes les structures sénégalaises qui relèvent de l’Administration publique ou du privé. Et par l’agenda culturel sénégalais, c’est une question d’exemplarité en ce qui concerne nos structures étatiques».
Le directeur général de la Sodav ajoute : «Nous avons pris note de la suggestion concernant la création d’un guichet unique pour les radio-diffuseuses, notamment la catégorie des radios communautaires.»
M. Bathily rassure quant à la gestion des ressources collectées et estimées à 1 milliard de francs dont la moitié est redistribuée aux ayants droit, le reste réinvesti dans la structure, voire stocké en attendant que les artistes viennent réclamer leurs droits. «De la première Assemblée générale à nos jours, nous n’avons cessé de baisser le taux du budget de fonctionnement de la Sodav (qui) a été amené de 35 à 29% lors de la dernière Ag.»
Ali Bathily invite les événements culturels de l’agenda du Sénégal qui ne s’acquittent pas des redevances auprès de la Sodav, notamment le Fesnac, la Biennale des arts, entre autres, à «venir s’acquitter du droit d’auteur. Il s’agit de donner l’exemple en la matière».

 

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