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Conscient des avantages et des opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) pour les Etats, Enda Cacid a organisé un atelier auquel prennent part plusieurs acteurs du continent. L’objectif est de trouver des solutions aux défis de la mise en œuvre de cette politique.

Rechercher des solutions aux défis auxquels les Etats font face dans la négociation pour une meilleure progression de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) : c’est l’objectif de l’atelier de deux jours organisé par Enda Cacid. Cette rencontre qui s’est ouverte hier réunit plusieurs acteurs du continent, afin de créer un espace de dialogue inclusif. Selon le directeur exécutif d’Enda Cacid, Cheikh Tidiane Dièye, il s’agit avec cet atelier d’échanger sur les avantages de cet accord pour qu’il soit porteur de développement. D’après lui, au moment où les Etats parlent de transformation structurelle et d’émergence, la Zlecaf est donc une bonne opportunité pour apporter une réponse à ces objectifs. «Le continent africain offre un marché d’un milliard d’habitants. C’est un espace énorme qui peut créer les conditions de développement économique. Ce marché crée les conditions pour produire en Afrique, créer de la richesse pour le continent et régler les problèmes d’emploi, d’industrialisation», a-t-il expliqué. Convaincu de la pertinence de cette politique, M. Dièye souligne que «c’est un processus important qui constitue une réponse africaine forte aux défis de l’espace global». «Avec la Zlecaf, l’Afrique va apporter sa contribution et montrer que le continent est capable de s’organiser, de tenir un accord, de le mettre en œuvre aux bénéfices de ses populations», a-t-il ajouté.
Avant d’en arriver à la mise en œuvre, ce genre de politique continentale suit un processus de ratification qui, selon M. Dièye, est un moment important qu’il faut utiliser pour entendre tous les acteurs. Il s’agit d’entendre le secteur privé, la Cedeao, la société civile, les parlementaires. Considérant que la Cedeao est un acquis dans le domaine de l’intégration économique, il a soutenu qu’il faut éviter que la construction du marché africain se fasse au détriment de cette organisation. «La Cedeao est un acquis, un instrument important qui a une union douanière. Il faut que les Etats en soient conscients et formulent des positions communes. Ce sont tous les Etats de la Cedeao qui doivent porter les mêmes positions dans la Zlecaf et les défendre», a-t-il recommandé.
Abondant dans le même sens, le représentant de la Com­mission de la Cedeao a souligné que son organisation «travaille en étroite collaboration avec l’Ua». Salifou Tiemtoré précise qu’il «est dit de manière très claire dans l’accord qu’on doit tout faire pour que la mise en œuvre de cet accord n’enfreigne pas la poursuite des objectifs d’intégration de la Cedeao». «On doit tout faire pour qu’on puisse à la fois continuer notre processus d’intégration au niveau de la Cedeao, mais aussi prendre en compte les avantages de la Zlecaf. On est dans le processus d’encadrement des Etats de manière qu’ils puissent approfondir la dynamique d’intégration, mais aussi prendre les opportunités qui se présenteront», a-t-il fait savoir.
dkane@lequotidien.sn

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