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Le Centre d’incubation Ctic Dakar organise depuis hier un Sommet afrique francophone des investisseurs et anges d’affaires (Safiaa). Cela, pour régler la problématique des start-up qui, non seulement n’ont pas accès aux financements, mais également manquent de visibilité.

Le phénomène des start-up est très nouveau en Afrique francophone. Ce qui fait qu’elles n’ont pas de visibilité, ni accès aux financements. Suffisant pour que l’incubateur Ctic Dakar organise pour la première fois un Sommet Afrique francophone des investisseurs et anges d’affaires (Safiaa), afin de présenter les projets d’une vingtaine de start-up à la kyrielle d’investisseurs invités à cette rencontre de deux jours.
L’idée est de pouvoir identifier des investisseurs qui s’intéressent un peu aux start-up et de faire venir aussi les celles francophones. En effet, explique Régina Mbodj, directrice de Ctic Dakar, en Afrique francophone, «on manque de visibilité, on ne nous connaît pas. Les gros investisseurs vont dans les pays anglophones». Il faut donc «organiser quelque chose pour montrer le savoir-faire des start-up en Afrique francophone». D’après elle, l’une des grosses problématiques de ces nouvelles entreprises demeurent l’accès aux financements. «Les dispositifs de financement qui existent aujourd’hui n’incluent pas forcément ces nouveaux acteurs qui arrivent sur le marché. Et donc, nous manquons de mécanisme de financement. Alors, nous avons pensé organiser cette rencontre pour permettre à nos start-up de pouvoir accéder aux financements», insiste Mme Mbodji.
S’exprimant dans le même sillage, Yoro Moussa Diallo, secrétaire général du ministère de la Communication, des télécommunications, des postes et de l’économie numérique, salue cette initiative qui permet de regrouper des investisseurs, afin de financer les start-up sénégalaises, africaines, francophones dans le but de renforcer leurs capacités, mais également de leur fournir tous les éléments financiers nécessaires à leur développement. «Ces investisseurs vont échanger avec ces start-up et leur demander ce qu’ils ont vraiment besoin, et leur permettre de pouvoir avancer comme les autres le font dans le monde», affirme M. Diallo. Lequel rappelle que pour ce qui concerne les mécanismes de financement, le Président Macky Sall a mis récemment un fonds d’1 milliard de francs Cfa pour permettre aux start-up sénégalaises de pouvoir en bénéficier. «Aujourd’hui, on est en train de mettre en place ces mécanismes pour pouvoir les permettre de bénéficier de ces financements. Egalement, il y a un fonds qui a été prévu dont l’étude de faisabilité a été bouclée récemment, avec l’appui d’une banque africaine qui va permettre à ce fonds de pouvoir financer dans quelque temps les start-up sénégalaises», a ajouté le représentant du ministre Abdou­laye Bibi Baldé, qui présidait hier la cérémonie d’ouverture de la 1ère édition du Safiaa à Dakar.
mfkebe@lequotidien.sn

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