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Les dirigeants du G7, réunis vendredi à Taormine, en Italie, ont facilement trouvé un terrain d’entente sur le terrorisme, après l’attentat meurtrier qui a frappé la Grande Bretagne, mais n’ont toujours pas avancé sur le climat. A l’issue d’une première journée de rencontres, les membres du G7 (Etats-Unis, Grande Breta­gne, France, Allemagne, Japon, Canada, Italie) ont adopté une déclaration contre le terrorisme, appelant notamment les acteurs de l’internet à se mobiliser davantage dans la lutte contre «les contenus terroristes».
La principale nouveauté dans ce texte qui a donc été signé par tous les dirigeants présents c’est cet appel lancé aux différents acteurs d’internet afin qu’ils se mobilisent davantage dans la lutte contre le terrorisme.
C’était la principale demande de Theresa May, la Première ministre britannique dont le pays a été frappé cette semaine par un attentat à Manchester. Une Première ministre qui doit rentrer ce vendredi soir au Royaume-Uni, écourtant son séjour ici à Taormine suite à cet attentat et qui a tenu à rappeler à ses homologues que cette lutte était en train de passer du champ de bataille à internet.

Que réclament les dirigeants du G7 aux acteurs d’internet ?
Le G7 appelle les fournisseurs internet et les réseaux sociaux à accroître substantiellement leurs efforts pour résoudre le problème des contenus terroristes.
Ce texte avait été préparé en amont du sommet, mais les dirigeants présents ici ont souhaité aller plus loin, rajoutant cette référence aux fournisseurs d’internet et également aux réseaux sociaux. Le G7 encourage ce secteur à agir urgemment en développant et partageant de nouveaux outils à même de détecter des contenus incitant à la violence.
Dans cette déclaration, les dirigeants réaffirment également leur volonté de coopération en matière de lutte contre le terrorisme afin notamment de stopper les combattants européens qui rentreraient au pays. Le nom et la nationalité de ces combattants devront désormais être partagés avec les autres pays afin d’éviter toute nouvelle tragédie.
Ce sommet du G7 s’élargit demain samedi à cinq pays africains, la Tunisie, l’Ethiopie, le Niger, le Nigeria et le Kenya pour évoquer le développement économique de l’Afrique et éviter l’exode massif de migrants. Ce vendredi, au large de la Libye, et donc pas très loin des côtes siciliennes, on signale des milliers de migrants en détresse. Une vingtaine d’embarcations surchargées ont été repérées. Un responsable libyen évoque une journée d’exode massif.
Rfi

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