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Le geste financier consenti par le gouvernement de Theresa May répond à une attente exprimée par la France qui dénonce depuis plusieurs années les termes des accords du Touquet à mesure que la pression migratoire s’est intensifiée à Calais où se trouve de fait la frontière britannique depuis 2004.
Les quelque 50 millions d’euros promis doivent servir à améliorer les mesures de sécurité au port de Calais et ses alentours. Le Royau­me Uni a dépensé 113 millions d’euros ces trois dernières années et reconnaît que les accords du Touquet sont très bénéfiques pour le pays.
Néanmoins, certains élus britanniques ont d’ores et déjà critiqué cette rallonge comme le député conservateur de Douvres qui a estimé que Londres donnait déjà «des millions à la France» et devait plutôt investir dans la sécurité de la frontière sur les côtes anglaises.
Ce qui n’empêchera pas Theresa May et Emmanuel Macron de centrer leur rencontre ce jeudi après-midi sur la signature d’un nouveau traité qui doit compléter les accords du Touquet.
A la demande de la France, Londres a aussi accepté de prendre en charge plus de migrants arrivés à Calais et notamment des mineurs isolés. Les deux dirigeants vont aussi aborder les questions militaires afin de montrer que malgré le Brexit, l’Entente cordiale va être maintenue et renforcée. Le Royau­me Uni a ainsi annoncé l’envoi de trois hélicoptères de la Royal air force et de personnels pour épauler les forces françaises dans la région du Sahel.
Rfi

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