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L’Afrique réclame une justice climatique pour permettre aux pays émettant le moins de gaz à effet de serre d’avoir une contribution à la hauteur de leur niveau de pollution, a déclaré mardi le ministre burkinabè de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Nestor Batio Bassiere. «Nous allons aux négociations comme si on était dans un business. La question du climat n’est pas un plan d’affaires où on gagne ou perd. C’est une solidarité par rapport à la problématique», a dit M. Bassiere à l’envoyée spéciale de l’Aps à Katowice (Pologne). C’est ce qui est fondamental, a-t-il souligné, estimant que la vision de Paris était que chaque pays participe à travers une Contribution nationale déterminée (Cdn). «Il fallait réviser ces Cdn et les arrimer au plan d’investissement de nos Etats», a-t-il rappelé. Selon lui, la question de fond est de voir comment permettre aux Etats africains d’amorcer un tournant décisif dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris. «Lorsque nous allons à des négociations, il faut avoir de la patience et pouvoir orienter les débats vers l’intérêt de chaque pays. Nous pensons qu’au-delà de l’aspect technique, il faut adjoindre l’aspect politique de nos hommes d’Etat», a déclaré le ministre burkinabè.
Pour les négociations, la voix de l’Afrique est portée par la Conférence des ministres en charge de l’environnement (Amcen), en vue d’adopter une position commune et de l’affiner. «Nous [disons] à nos partenaires qu’il faut de temps à temps perdre à gauche et gagner à droite pour pouvoir arriver à un consensus pour cet Accord», a-t-il conclu.

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