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Le député libéral Aida Mbodj, présidente du groupe parlementaire des libéraux et démocrates, membre du comité directeur du Pds et présidente de l’Alliance nationale pour la démocratie (And) a réitéré, mardi dernier à Ziguinchor, son refus de fusionner la liste de son mouvement avec celle du Pds de Oumar Sarr aux prochaines Législatives

En tournée politique à Ziguinchor dans le cadre du développement des bases de l’And, mouvement mis sur les fonts baptismaux le 26 mars 2014, la Lionne du Baol s’est voulue formelle. «L’alliance de l’And avec le Parti démocratique sénégalais lors des prochaines législatives dépendra du Pds». Car Aida Mbodj, qui se réclame encore et toujours du Pds, estime que la matérialisation d’une telle alliance est tributaire de la prise en compte de leurs exigences par la bande à Oumar Sarr. «Avec le personnel politique qui m’accompagne, nous nous avons des  exigences ; et sur ces exigences, il se trouve que nous sommes tous méritants et parmi les méritants, ceux qui le sont le plus doivent avoir voix au chapitre», a-t-elle soutenu en substance. Une manière pour le député libéral et présidente du groupe parlementaire des libéraux et démocrates d’exhorter ses frères libéraux à organiser, dit-elle, la dévolution du pouvoir démocratique à l’intérieur du Pds, pour que le Pds soit plus démocratique.
Car le président Wade est parti, poursuit-elle, en les laissant avec un groupe qui gère le parti dans l’opacité, en isolant certains responsables comme elle. «Et cette situation, il y a ceux comme Aida Mbodj qui ne vont pas l’accepter», a-t-elle martelé. Face à ses militants du quartier Niefoulène de Ziguin­chor, la présidente de l’And a toutefois indiqué en perspective des prochaines Légis­latives, que rien ne saurait empêcher les responsables de l’And de Ziguin­chor de nouer des alliances pour prendre les deux députés de ce département. Un scénario dont elle exclut les partis de la mouvance présidentielle. Car «l’And, créé au lendemain du 26 mars pour constater le regret des Sénégalais, ne saurait pactiser avec le pouvoir», a-t-elle averti.
Sur l’affaire Khalifa Sall qui alimente le débat politique, Aida Mbodj dit marquer sa  solidarité avec le maire de Dakar. «Et à travers cette affaire, c’est l’opinion qui est en train de juger la gestion de la justice par le Parquet», soutient-elle. Seule­ment, la Lionne du Baol dit ne disposer d’aucun moyen pour soutenir Khalifa Sall et ne peut également lui promettre d’entrer avec lui en prison, voire d’être menacée comme lui, car la justice, ajoute-t-elle, est gérée par le pouvoir. «J’ai été arbitrairement destituée de la tête du Conseil départemental de Bambey que j’ai gagné haut la main devant deux ministres en fonction. Personne n’a rien pu y faire et l’affaire est toujours pendante devant la justice. J’ai été donc la première victime et pourtant, je n’avais eu que peu de soutien, voire presque pas de soutien de la part de mes camarades libéraux», rappelle-t-elle.
imane@lequotidien.sn

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