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Sonko par-ci, Sonko par-là. Il a été sur tous les fronts toute l’année 2018. Plus qu’aux Légis­latives de 2017. Certains ont même vu dans son score électoral (plus de 35 mille voix et un seul député du fait du plus fort reste) un échec, tant il était le chouchou des médias par ses sorties musclées contre Macky Sall et son régime, et jusque dans l’Hémicycle. Mais c’est aussi un tribun. Lutte contre le «système», pétrole et gaz, F Cfa, fiscalité, entre autres, étaient ses sujets favoris. Dans les réseaux sociaux, il serait l’homme politique qui s’est le plus investi. Et le pouvoir ne manque pas d’ailleurs de le surnommer «le candidat des réseaux sociaux» ou «le candidat virtuel». Si cette hypermédiatisation lui profite quelque part, avec une posture offensive qui met ses adversaires dans la défensive, elle peut aussi le rendre fragile. Il en a fait l’expérience avec sa vidéo polémique sur YouTube qui a été déterrée et remise à jour et dans laquelle il soutient que tous ceux qui ont eu à diriger le Sénégal méritaient d’être fusillés pour leur mauvaise gestion. Sacré coup ! Puisqu’il lui a été reproché d’avoir utilisé un vocabulaire du terrorisme. Et il lui sera collé même l’étiquette de terroriste. Un vrai bémol qui aura mis le leader de Pastef dans une position malaisée. Aujour­d’hui, il est classé dans le lot des présidentiables. Il est passé d’outsider à favori parmi les opposants. Profitera-t-il d’une éventuelle absence de Karim Wade et/ou de Khalifa Sall ? En tout cas, il devra prouver le 24 février s’il passe le filtre du parrainage.
d.dem@lequotidien.sn

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