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En meeting à Paris samedi, Ousmane Sonko s’est attaqué à ceux qui assimilent son âge (44 ans) à un manque d’expérience. Et sous ce rapport, il s’en est pris à Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng. Mais le candidat déclaré à la Présidentielle a aussi résumé le bilan de Macky Sall en un «échec».

C’est sans doute ce qu’on pourra retenir comme «La déclaration de Paris». Le meeting de Ousmane Sonko à la salle Dock Pull Man, samedi, aura drainé du monde… de la diaspora. Un 24 novembre pour triompher le 24 février 2019. Et le candidat déclaré à la Présidentielle est, dans son discours diffusé sur YouTube, largement revenu sur sa jeunesse qu’il considère plutôt comme un «atout», s’en prendre à Macky Sall, et surtout à ses principaux alliés. «C’est là-bas, au Sénégal, que nos adversaires politiques continuent à se ridiculiser en cherchant à faire croire à nos concitoyens un certain nombre de contre-vérités sur notre personne. Je ne reviendrai pas sur les accusations farfelues parce que ça ne sert absolument à rien, le Peuple sénégalais est suffisamment mature et averti. Mais il est constant, ne serait-ce que sur l’une des accusations, d’entendre dire aux citoyens que Sonko est jeune et donc inexpérimenté. Ils oublient peut-être que, si ce n’est leur cécité habituelle qui leur empêche de se rappeler, deux des plus illustres prophètes de l’humanité ont été révélées : l’un, Jésus Christ à l’âge de 30 ans, et l’autre Mohamed (Paix et salut sur lui) à l’âge de 40 ans», souligne-t-il. Ensuite, le leader de Pastef/Les patriotes tire sur Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng dans un style allusif et ironique. Il dit : «Oui je suis jeune en effet. Je n’ai que 44 ans. C’est très peu, mais c’est beaucoup. J’ai 44 ans et c’est un atout parce je ne suis pas grabataire et ma dignité, mon honneur et ma sagesse m’auraient empêché de m’accrocher au perchoir de l’Assemblée nationale à l’âge de 80 ans et d’empêcher les débats sur le vote des lois ou sur des questions intéressant les générations futures.» Une pique au secrétaire général de l’Afp. Il ajoute : «Oui je suis jeune, en effet. J’ai 44 ans et c’est un atout. A mon âge, je suis suffisamment conscient des priorités du Sénégal pour ne pas avoir à quémander une institution budgétivore comme le Hcct, inutile et taillée sur mesure pour satisfaire mes caprices et une rivalité née d’un congrès sans débat.» Un missile contre le secrétaire général du Ps.

Suppression des fonds politiques, démission de la présidence de Pastef
Sonko rappelle aussi à ses «détracteurs d’un autre âge» que Abdou Diouf est arrivé au pouvoir à 46 ans, Thomas Sankara à 38 ans, Barack Obama à 47 ans, Macron à 39 ans, etc. En revanche, il estime que toute l’expérience que ses détracteurs revendiquent est en réalité «une expertise affinée au fil des années en matière de détournements, de surfacturations et de compromissions». Après avoir constaté que le bilan du régime de Macky Sall se résume en un «échec», il propose ses solutions. Sonko dit être «prêt à mettre fin à l’hyper-présidentialisme», à «supprimer les fonds politiques», à démissionner de la présidence de son parti, à «ériger un culte de la transparence et de la reddition des comptes, à détacher l’Ige, la Cour des comptes, la Centif et l’Ofnac de la tutelle de la présidence de la République, à élargir leur rayon d’actions», à «conquérir notre souveraineté monétaire par une sortie graduelle de la zone franc, imposant la mise en place d’une banque centrale forte dans le cadre de la Cedeao et une monnaie africaine facilitant les échanges ou, à défaut, une monnaie nationale gérée avec responsabilité».
hamath@lequotidien.sn

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