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Tous au rassemblement du mouvement Aar li nu bokk cet après-midi. C’est l’appel lancé hier par Ousmane Sonko,
leader du parti Pastef.

Vendredi dernier, le rassemblement de Aar li nu bokk a été réprimé par les Forces de l’ordre. Aujourd’hui encore, le mouvement compte remettre ça avec ou sans autorisation du préfet qui l’avait interdit. Hier, Ousmane Sonko a appelé les Sénégalais à se joindre à eux. «Il faut que le Peuple sénégalais sorte pacifiquement. Mais si on veut nous refuser le droit élémentaire que nous confère la Constitution, c’est-à-dire le droit de nous rassembler, de marcher, il faut refuser et faire face. Mais il faut que le Peuple fasse pression sur Macky Sall jusqu’à ce qu’il prenne les mesures idoines», a-t-il lancé, lors d’une conférence de presse tenue à son siège. Il a estimé que le Peuple doit exiger à ce que «Aliou Sall, Aly Ngouille Ndiaye et tous ceux qui sont trempés dans cette affaire soient livrés à la justice». Mais de l’avis du leader de Pastef, l’exigence fondamentale du Peuple, c’est la «renégociation totale, entière et complète» de l’ensemble des contrats «léonins» signés dans les secteurs du pétrole et du gaz, du zircon, de l’or, du fer, des ressources halieutiques. Il pense aussi que les Sénégalais doivent réclamer la lumière sur le rôle de Petrosen qui, «depuis des années, perçoit des centaines de millions, voire des milliards comme bonus d’entrée sans que cet argent ne passe par le budget du Sénégal».

«Le pouvoir est dans une logique de maquiller le mensonge»
Par ailleurs, Sonko a réagi à la sortie de El Hadji Hamidou Kassé qui, sur le plateau de Tv5, a déclaré que la société de Aliou Sall, Agritrans, a reçu les 250 000 dollars de Franck Timis pour une prestation de consultance dans le secteur agricole. Ce que Aliou Sall avait nié lors de sa conférence de presse. «C’est très difficile de garder une cohérence dans le mensonge. Le pouvoir est dans une logique de ma­quiller le mensonge d’Etat depuis le début de cette affaire-là. Il y a eu tellement de contradictions. C’est un dossier cousu de fil blanc. Le crime est flagrant et constitué. Et à partir de ce moment, vouloir être dans une logique de dénégation conduit fatalement et inévitablement à toutes ces contradictions qu’on voit», commente-t-il. Il conclut que les déclarations des tenants du pouvoir n’ont aucune valeur, donc ne les intéressent pas.
Sonko a réitéré que dans cette affaire, il y a d’abord «trafic d’influence» car, dit-il, le seul fait que le frère du président de la République soit présent à ce niveau constitue un délit dans la loi sénégalaise. Il est d’avis aussi qu’il y a «conflit d’intérêts» dans ce dossier. «Sur les transactions entre Petro Tim et Timis, entre Timis et Kosmos et entre Kosmos et Bp, il y avait de la taxe de plus-value à percevoir par l’Etat du Sénégal. C’est là où le délit de concussion intervient parce qu’il y a fraude fiscale d’envergure mais couverte par l’administration fiscale et par le ministre de l’Economie et des finances de l’époque. Ce sont des centaines de milliards que le Sénégal perd du fait de l’inaction d’une administration et du ministère de l’Economie et des finances», argumente le candidat malheureux à la Prési­dentielle du 24 février dernier.
Par ailleurs, sur l’appel à témoins lancé par Serigne Bassirou Guèye, Sonko souligne que cela n’existe pas en droit. «L’attitude du procureur est ridicule. Nous avons vu un procureur politique qui était dans son meeting et qui, dans la stratégie de diversion du pouvoir, essaye de créer de fausses pistes», a-t-il conclu.
msakine@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Et Sonko vit de quoi depuis qu’il ne travaille plus aux douanes ?
    Qui finance son quotidien, ses costumes, ses deux femmes, etc ?
    Il vit sur le dos des sénégalais… politicien inutile comme les autres !!!

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