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La poursuite des enseignements dans les universités est un cas pour le rectorat qui espère assurer sa continuité grâce au numérique. «Le Sudes/Esr considère cependant que même si un tel palliatif est important, il ne faut pas perdre de vue un certain nombre de limites objectives inhérentes à ce mode d’enseignement et au pays dans lequel nous nous trouvons», prévient le syndicat qui rappelle que certains étudiants «n’ont tout simplement pas un accès suffisant à l’électricité et à l’internet pour que l’égalité de tous devant le service public de l’enseignement supérieur soit assurée par un modèle exclusivement basé sur la formation à distance». Dr Oumar Dia, secrétaire général du Sudes/Esr, ajoute : «Quand bien même ils auraient un accès continu à l’électricité et à l’internet, beaucoup de nos étudiants, notamment des premières années, ne disposent pas toujours d’ordinateurs personnels ni même nécessairement de smartphones performants leur permettant de bénéficier pleinement de la continuité pédagogique assurée par les collègues.» Il faut savoir aussi que dans certaines universités comme à Ziguin­chor, «les étudiants de première année n’avaient absolument pas commencé à recevoir les enseignements».
Aujourd’hui, la maladie poursuit sa progression et jette davantage de doute sur la reprise des enseignements. Ce qui fait que le Sudes/Esr ne cache pas son «extrême inquiétude quant au sort de l’année universitaire dans certaines de nos universités publiques» et préconise, «au sortir de cette crise, un examen au cas par cas de la viabilité de l’année universitaire selon les institutions et les niveaux».

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