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15 agents en agro-écologie et production biologique ont reçu hier leur diplôme à la salle du Conseil départemental de Thiès. Originaires des différentes régions du Sénégal, ils sont issus de différents cursus scolaires.

Pendant 18 mois, ils ont subi une formation solide faisant d’eux des agents en agro-écologique et production biologique. Une formation morale, physique et intellectuelle qu’ils ont suivie avec rigueur et qui leur permet aujourd’hui d’être aptes à rejoindre le marché de l’emploi. Selon M. Djibril Thiam, directeur exécutif d’AgriBio services, cette formation a été ouverte par le centre Sahel vert en 2015 qui, «conscient de la difficulté de l’emploi des jeunes, a ouvert ses portes pour leur tendre la perche». Ainsi, pour une première, «nous avons formé une quinzaine de jeunes étudiants. Ils ont été hébergés et formés à Toubab Dialaw sur toutes les techniques d’agriculture écologique et biologique». M.Thiam reste convaincu que «de nos jours, l’agriculture biologique et écologique gagne de plus en plus du terrain». Malheureusement, «il y a un grand déficit en personnels qualifiés qui apportent les techniques de pointe aux paysans». Toutes raisons qui justifient l’ouverture d’un centre de formation pour des agents techniques en agro-écologie et production biologique par le Centre Mampuya, implanté à Toubab Dialaw, et AgriBio services qui dispose «d’une forte expérience et d’un large réseau». A en croire M. Thiam, «l’agroécologie repose sur un ensemble de pratiques agricoles au service de la valorisation durable des ressources naturelles». Il s’agit en effet «d’un système où l’agriculteur contribue à la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la santé des populations qu’elle approvisionne». S’adressant à la première promotion du centre Sahel vert, il dira qu’«avec ce parchemin, vous avez vraiment de quoi être fiers aujourd’hui, fiers d’avoir acquis un savoir personnel qui vous permettra d’entreprendre de nouvelles opportunités dans votre carrière professionnelle. Soyez humbles, modestes, à l’écoute des organisations des producteurs que vous allez encadrer ! Toutes ces qualités vous permettront de tirer profit de leurs expériences». Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, puisque le responsable des étudiants, Aboubacry Sadikh Diaw, dira : «Nous sommes engagés à mettre en œuvre notre savoir au service de la population pour le développement de l’agriculture biologique et écologique au niveau local, national et sous-régional», car «promouvoir l’agriculture biologique et écologique est le synonyme du maintien de l’équilibre de l’écosystème, de la protection des ressources naturelles, de l’environnement et de l’assurance de la santé humaine». Aussi, poursuit M. Diaw, «produire des aliments sains pour assurer la santé de la population est notre credo comme le veut Hippocrate qui disait : ‘’Ton aliment soit ton médicament’’». Le coordonnateur de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (Fenab), Ibrahima Seck, est d’avis que la seule alternative reste aujourd’hui l’agriculture biologique. Il s’explique : «C’est une agriculture du futur. Elle produit des aliments sains et durables qui sauvegardent la nature, mais également séquestrent le carbone du sol (Co2). Elle limite aussi les effets de gaz à effet de serre, c’est-à-dire l’un des outils les plus performants en matière d’atténuation, de résilience et d’adaptation aux changements climatiques.» Il termine par signaler que le monde va vers une transition écologique avec les changements climatiques : «Nous n’avons plus le choix et donc nous devons arriver à une agriculture, une foresterie, une pêche qui soient durables pour permettre aux générations actuelles de pouvoir satisfaire leurs besoins, mais aussi aux générations futures. Et cette agriculture biologique c’est la synthèse de l’agriculture traditionnelle avec les nouvelles techniques et technologies modernes.»

nfniang@lequotidien.sn

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