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Mbagnick Ndiaye, ministre de l’Intégration africaine...promet d’accompagner le projet.

L’affirmation de Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture et de la communication, au sujet de l’aide à la presse est «totalement mensongère et sans fondement matériel et juridique». «C’est une insulte aux entrepreneurs de presse qui sont accusés par un ministre de banditisme fiscal et de violation des lois sociales. En d’autres cieux, une déclaration mensongère devant les députés de l’Assemblée nationale est passible de parjure», réagit dans un communiqué le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps). Le patronat de la presse donne les raisons pour lesquelles Mbagnick Ndiaye viole la loi. «Epinglé par le dernier rapport de la Cour des comptes pour la gestion frauduleuse de l’aide à la presse par son ministère, Mbagnick Ndiaye avait doublement violé la loi en ne respectant ni les critères d’attribution ni l’obligation de publication de l’arrêté de répartition de l’aide à la presse. Ces fraudes dans la gestion de l’aide à la presse sont la règle depuis la nomination de Mbagnick Ndiaye en 2012 à la tête du ministère de la Culture et de la communication», lit-on dans le document.
Dans leur communiqué, les patrons de presse s’interrogent : «Pourquoi donc Mbagnick Ndiaye serait-il subitement devenu un apôtre de la légalité ? » Selon eux, ce ministre n’en est pas à ses premiers démêlés avec la Cour des comptes. «Déjà en 2002, alors gestionnaire du Comité Can/Mondial 2002, Mbagnick Ndiaye avait été épinglé pour gestion frauduleuse. Aujour­d’hui, ne pouvant distribuer l’argent du contribuable selon «ses» critères, il préfère ne pas distribuer l’aide à la presse en violation de la loi. Sinon, comment expliquer que le ministère de la Culture et de la communication, sans vérification des critères administratifs, sociaux et fiscaux, puisse affirmer que les entreprises de presse ne remplissent pas les conditions édictées par la loi ? Cela dénote en réalité du mode de gestion strictement politique de ce ministère», mentionne le Cdeps.
Pour les éditeurs et patrons de presse, «ce n’est pas un hasard si le ministère de la Culture et de la communication est incapable de produire un quelconque document sur l’environnement socio-économique des médias. Le ministère n’a aucune donnée factuelle sur les acteurs du secteur des médias et leur apport dans le développement économique et social. Le ministère de la Culture et de la communication connaît-il le chiffre d’affaires des entreprises de presse, le nombre d’emplois du secteur, les mutations socio-économiques…». Constatant que seul compte pour ce ministre le critère politique – d’où les dérives, entre autres, sur l’aide à la presse ou la Maison de la presse – le patronat de la presse en appelle au strict respect de la loi pour la distribution de l’aide à la presse selon des critères républicains et non politiques.
ambodj@lequotidien.sn

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