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La dernière sortie du ministre de la Santé et de l’action sur leur mouvement d’humeur n’a pas l’heur de plaire à l’Alliance des syndicats autonomes de la Santé (Asas) Sutsas-Sudtm And gueusseum. Ce regroupement de syndicats de la santé juge en effet les déclarations de Abdoulaye Diouf Sarr «provocatrices» et estime qu’And gueusseum «a répondu à toutes les invitations et convocations sans se formaliser et ne s’est pas encore réellement radicalisée. Ce qui ne saurait attendre si la provocation perdure car d’autres perspectives pointent à l’horizon à savoir le boycott de tous les programmes en remettant tous les équipements et la logistique (motos, glacières, véhicules) du Pev, du Pnt, du Pnlp, etc. aux médecins-chefs de district sans oublier la possibilité d’arrêt du service minimum et plus tard des urgences».
Les syndicats de la santé appellent, cependant, Abdoulaye Diouf Sarr à plus de sérénité, bien qu’étant vigoureusement secoué («gueusseum») au point d’avoir une «désorientation temporo-spatiale et reconnaître en toute bonne foi que si tous les travailleurs doivent attendre l’application des résultats de l’étude sur le système de rémunération, une rupture d’égalité de traitement a été constatée ; une autre raison de lutte. Et And gueusseum n’a d’autres motivations que celles-là», souligne le communiqué. En effet, après avoir exécuté 7 plans d’actions, And gueusseum a accepté, dit-il, de défaire son 8e plan d’actions de 10 jours (du 13 au 23 juin 2018) suite à la demande solennelle du Premier ministre, Mahammed Boun A. Dionne, à l’effet de matérialiser les engagements de son gouvernement régulièrement annoncés.
A leur grande surprise, le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr a annoncé que «l’ensemble des points de la plateforme revendicative d’And gueusseum est correctement pris en charge et que la poursuite de la lutte relèverait d’autres motivations. Il ajoute qu’il ‘’surprend’’ le monde en affirmant que tous les points à incidence financière de 2014 sont pratiquement réglés, car les contractuels ont perçu leurs arriérés de salaires compte non tenu du mois de juin 2018». Dans leur communiqué, les syndicats de la Santé estiment que le ministre a fait «dans l’amalgame et la démagogie ou ignore complètement les accords». Ils soutiennent aussi qu’il est nécessaire de lui rappeler que «le programme Msas/Jica remonte à novembre 2016 pour les années 2017 et 2018, donc bien postérieur aux accords de 2014. Encore que le Msas doit toujours deux mois impayés, les 100 millions dédiés aux retraités des collectivités territoriales ne sont pas perçus tout comme les arriérés de la Cmu qui ont fini de plomber le système sanitaire et social. Par ailleurs, aucun décret n’est sorti, ni pour les nouveaux corps, ni pour la Fonction publique territoriale, encore moins pour l’Endss. Il s’y ajoute que ses propres engagements à savoir la délivrance de bulletins de salaire au contractuels, d’exemplaire de contrat de travail, la prise en charge médicale et sociale et les versements de cotisations sociales ne sont pas, à ce jour, 27 juin 2018, respectés».
Stagiaire

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