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Le Forum des organisations de solidarité internationale (Forim) veut convaincre l’Union européenne  (Ue) à changer de paradigme en matière de politique migratoire. C’est tout le sens de la rencontre  internationale sud  au sein de la Communauté économique des états de l’Afri­que de l’Ouest (Cedeao) que tient le Forim depuis hier à l’Enam. Au sortir de cette rencontre internationale de deux jours dont la fin est prévue cet après-midi, les organisateurs comptent élaborer un argumentaire afin que  les acteurs de la Société civile parlent d’une seule et même voie face aux décideurs avec un argument tiré d’une discussion croisée des acteurs autour du thème : «La migration nuit-elle ou bénéficie-t-elle au développement» dont la synthèse sera faite par le chef du département de Géographie de  l’université Cheikh Anta Diop, le professeur Pape Sakho. «On a remarqué des décalages des arguments des sociétés civiles partout dans le monde», indique Mme Khady Sakho Niang du Forum des organisations de solidarité internationale (Forim).
Jugeant que l’argent investi dans les programmes comme Frontex pour «combattre ce qui est considéré comme fléau, est dépensé inutilement», Mme Khady Sakho soutient que les pays européens devraient s’en servir pour créer les conditions visant à offrir aux migrants des alternatives. «Autant on a un projet de départ, autant on doit avoir un projet de retour», a-t-elle soutenu.
Réclamant de voies sûres aux migrants pour éviter les accidents à bord d’embarcations de fortune à destination de l’El dorado, Mme Sakho considère «la migration comme un facteur positif pour le développement».
ambodji@lequotidien.sn

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