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Quelle est la situation actuelle dans la gestion de la crise du Covid-19 dans le département ?
Après un mois, nous avons une situation stable, d’après les informations de nos médecins, puisque depuis pratiquement une dizaine de jours, il n’y a pas eu d’évolution de la maladie. Donc, une situation très stable même dans la mesure où Rufisque faisait partie des premiers départements, après Dakar et Touba, à recevoir un cas importé. Nous avons réussi à le circonscrire avec l’aide des médecins de district et sous la direction du préfet qui a accompagné l’ensemble des districts pour prendre des mesures préventives. Et ça c’est très bien passé. Depuis lors, nous n’avons plus de nouveaux cas au sein du département qui travaille sous la coordination du préfet. Et avec ce comité, des réactions positives ont été notées du côté des mairies, entreprises et populations dans le combat, avec pas moins de 65 millions de francs en espèces et 35 millions en nature collectés par le Comité départemental de lutte.

Des cas communautaires ont été signalés à Keur Massar. Est-ce que cela ne fait pas craindre le pire vu la proximité ?
Avec les mesures prises ce matin (hier) par le Comité national de gestion des épidémies pour confier la gestion aux gouverneurs, ces derniers partageront avec les autorités préfectorales pour prendre des mesures adéquates et protéger le département. C’est cinq cas qui nous inquiètent. En tant que département, nous avons alerté. Tout le système de transport qui relie Keur Massar et Rufisque est inquiétant dans la mesure où ce sont des cars qui font le trajet matin et soir. Donc si nous avons des cas qu’on ne maîtrise pas au niveau de Keur Massar, c’est normal qu’à Rufisque cela inquiète. Nous lançons un appel à l’ensemble des autorités, surtout de la région, pour qu’elles puissent réfléchir sur une stratégie. Il serait malheureux que des cas communautaires qu’on ne maîtrise pas au niveau de Keur Massar puissent pénétrer le département, surtout que les populations de Keur Massar fréquentent des lieux publics de Rufisque comme le marché central. C’est très inquiétant et nous pensons que les autorités régionales prendront les mesures nécessaires.

Pour parler du Conseil, quelles actions ont été menées dans la lutte ?
Nous avons tout d’abord participé pour 10 millions de francs au Comité départemental et 3 autres millions au Comité national Force-Covid-19. En tant que président, j’ai eu à participer au «radiothon» (organisé par la radio communautaire Jokko Fm) pour 1 million de francs et j’ai aussi libéré mes indemnités en tant qu’élu pour ce mois pour les mettre à la disposition de ce combat. Tout cela a été remis à l’autorité préfectorale.

Quelques mesures au sein du Conseil départemental en ces temps de crise ?
Nous avons été l’une des premières institutions à réguler un peu le personnel du Conseil en demandant qu’on me fasse un calendrier opérationnel pour la présence des agents. Chaque jour, du lundi au vendredi, il n’y a qu’une seule direction avec un personnel réduit plus le bureau du courrier qui vient travailler. Le reste, c’est un emploi du temps tournant. Tout le dispositif sécuritaire est en place. Il y a le lavage des mains, des gels hydro-alcooliques des masques qui sont mis à la disposition des travailleurs.

Vous êtes aussi homme politique et député de surcroît. Quelles actions à titre personnel pour les populations de votre part ?
Etant un homme politique assez représentatif, j’ai pris l’initiative d’investir et accompagner les populations sur le territoire départemental, surtout dans ma commune de résidence qu’est Rufisque-Ouest. J’ai remis des lots à des représentants de nos populations dans les quartiers afin qu’ils puissent partager avec leurs communautés et vaincre cette maladie. C’est un geste symbolique pour un montant de 5,5 millions de francs en gels hydro-alcooliques et produits désinfectants. En ce moment, chacun doit être un soldat de la Nation, car c’est une guerre qui concerne toutes les franges de la population.

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