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Le retard noté sur le traitement judiciaire du dossier du double meurtre de Ababacar Diagne et Bara Sow à Médiantoul Salam, en 2012, «ne s’explique pas» au regard du président de l’Ums. Souleymane Teliko pense que «les procédures judiciaires doivent être traitées avec célérité et impartialité».

Interpellé sur l’affaire du double meurtre de Médinatoul Sa­lam qui tarde à être jugé, le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Souley­mane Teliko, a exprimé toute sa surprise de ne pas voir ce dossier jugé. «Tout ce que je peux dire, c’est que les procédures judiciaires doivent être traitées avec célérité et impartialité. Raison pour laquelle, ce retard ne se justifie pas», martèle-t-il. Mais l’Ums est là, rassure-t-il, «pour le respect des principes qui garantissent les procès justes et équitables».
Le président de l’Ums pense que les autorités doivent prendre des mesures idoines pour que cette affaire soit jugée dans les meilleurs délais. Selon lui, «c’est le droit de chaque personne, même si c’est un supposé criminel, d’être jugée dans un délai raisonnable».
Le président Téliko pense tout de même que les raisons de ce retard peuvent être nombreuses. Elles peuvent être dues au manque de moyens. «La dernière fois, j’évoquais le problème d’équipement qu’on connait au niveau de certaines juridictions. Pikine n’a pas suffisamment de salles d’audience et de magistrats. Les magistrats qui sont là-bas n’ont même pas de bureau. Tout cela peut avoir un impact dans le dossier», dit-il en invitant les autorités à renforcer les équipements au niveau des juridictions. A leur niveau, précise-t-il en outre, l’Ums ne peut rien faire par rapport à ce dossier. «Ce que nous pouvons faire c’est d’appeler au respect des principes qui garantissent un procès équitable», fait-il savoir.
justin@lequotidien.sn

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