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Concernant le cas de la Caisse des dépôts et consignation (Cdc) dirigée par le frère du président de la République, Saër Niang évoque une divergence d’interprétation des textes pour expliquer que la Cdc soit soustraite du contrôle de l’Armp. Selon M. Niang, «il y a une loi qui considère qu’en raison de la spécificité de cette structure, les marchés peuvent être conclus à travers le manuel de procédure». La Cdc n’est pas la seule structure dans ce cas de figure, puisque le Fonds souverain d’investissement du Sénégal (Fonsis), la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) ou la Caisse de sécurité sociale sont aussi hors du contrôle de l’Armp. Mais cette interprétation ne convainc pas l’Armp et son directeur qui «sont en train de discuter la pertinence» de cette disposition, précise M. Niang. «Nous, on a pensé que la loi a dit qu’il faut avoir un manuel de procédure, mais que cela n’exclut pas le respect du Code des marchés», souligne le Directeur général de l’Armp, en précisant qu’il y a une réflexion à mener pour savoir est-ce qu’il faut contraindre ces institutions à être dans le Code des marchés publics ou leur donner la latitude de prospérer dans le secteur de l’investissement.  «Mais pour l’instant c’est une loi (…) Le rapport 2016 a bien ressorti la Cdc dans les audits. Et elle fait partie des meilleures élèves», précise M. Niang.

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