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Alioune Ndoye, ministre de la Pêche et de l’économie maritime.

Les membres de l’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (Unapas) se démarquent des agissements du Collectif des acteurs de la pêche (Caps) ayant dernièrement pris la défense du ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Alioune Ndoye, contre Greenpeace.

Les licences de pêche, ils en parlent et continueront encore à le faire tant qu’ils ne seront pas édifiés. C’est la position des membres de l’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (Unapas), qui se démarquent de leurs collègues du Collectif des acteurs de la pêche du Sénégal (Caps) ayant dernièrement, pris la défense du ministre de la Pêche et de l’économie maritime contre Greenpeace. L’Ong, dans un rapport intitulé Mal de mer : pendant que l’Afrique de l’Ouest est verrouillée par le Covid-19, ses eaux restent ouvertes au pillage, affirme que «des licences de pêche ont bien été attribuées le 17 avril à quatre bateaux nommés Fu Yuan Yu, en dépit des affirmations du ministre de la Pêche selon lesquelles aucune nouvelle licence n’avait été octroyée». Et lequel rapport a été assimilé par le Caps à de la manipulation.
N’émettant pas sur la même longueur d’onde que leurs camarades du Caps, les membres de l’Unapas estiment que cette affaire doit être tirée au clair. «Il y a des gens qui font le tour du pays pour dire qu’ils sont en collaboration avec nous. L’Unapas n’est pas en phase avec le Caps pour être clair et précis. L’Unapas demande à tous les acteurs de la pêche de venir auprès des bases locales pour travailler pour le compte de l’Unapas et pour le compte de la pêche artisanale», a tenu à préciser Papa Massamba Fall, membre du bureau de l’Unapas et ses camarades, qui disent ne pas comprendre tout le brouillard autour de cette information.
«Dans le sous-secteur de la pêche artisanale, nous avons 21 mille pirogues. On est recensé et chacun connait son matricule. On demande juste au ministre de la Pêche la liste des bateaux qui existent au niveau de la pêche industrielle. S’il publie la liste demain, il ne nous entendra plus parler», a mis au défi Papa M. Fall, faisant savoir que ceci était le seul problème qu’ils ont avec le ministre de la Pêche et de l’économie maritime.
Ces membres de l’Unapas étaient jeudi à Rufisque, pour une réunion extraordinaire pour apporter quelques points d’éclaircissement par rapport aux activités de leur structure. Selon lui, la recrudescence de l’émigration clandestine, constatée ces temps-ci, n’est que la résultante de l’activité des bateaux qui privent les pêcheurs de ressources.
«L’Unapas n’est pas une association de malfaiteurs, elle regroupe les acteurs actifs de la pêche artisanale au Sénégal. Aujourd’hui, ses acteurs sont victimes d’accaparement des eaux sénégalaises par une sur-capture de la pêche industrielle au Sénégal. Les bateaux font agoniser notre secteur d’activité, cause pour laquelle il y a eu la résurgence de l’émigration clandestine», a-t-il opiné. «L’Unapas lance un cri du cœur à l’autorité et fait savoir au président de la République qu’elle n’a aucun problème personnel avec qui que ce soit. L’Unapas est une entité autonome agissant uniquement pour le développement du Sénégal par la pêche artisanale qui est un maillon important de la chaîne économique», a soutenu M. Fall, exhortant le chef de l’Etat à désormais interdire la signature de licences de pêche. «L’Unapas vous demande de donner des consignes à votre ministre Alioune Ndoye pour qu’il arrête de signer des licences de pêche. Actuellement, le pays n’en a pas besoin», a-t-il estimé.

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