PARTAGER

Le collectif Noo lank veut élargir son combat contre la hausse du prix de l’électricité aux leaders politiques. Après avoir rencontré certaines centrales syndicales, Aliou Sané et Cie ont été reçus hier par Khalifa Sall qui s’est engagé à les rejoindre.

Le collectif Noo Lank peut compter sur le soutien de Khalifa Sall pour aller plus loin dans son combat. Ses leaders ont rencontré hier le leader de Taxawu senegaal au siège de ladite coalition pour l’impliquer davantage dans leur lutte. L’ancien maire de Dakar n’a pas souhaité s’adresser à la presse et c’est un de ses lieutenants qui s’en est chargé. «Nous avons échangé, nous avons eu une concordance de vues par rapport à tout ce diktat qu’on veut imposer au Peuple. Si la Senelec dit qu’il y a des trous, c’est parce que la société a été mal gérée. Donc ce n’est pas aux populations de payer, mais à ceux-là qui ont mal géré», a dénoncé Idrissa Diallo. Le maire de Dalifort a indiqué que les deux parties ont discuté de «tous les maux du Sénégal» et sont en phase avec la société civile qui mène un combat avec «courage». «Nous, en tant que Taxawu senegaal, nous ne pouvons pas leur tourner le dos. Donc, nous sommes ensemble aujourd’hui et avons pu faire une jonction d’idées. Et on va vraiment essayer de se projeter dans l’avenir ensemble», a dit M. Diallo.

Idrissa Diallo : «Ceux qui nous dirigent sont des saï saï»
Khalifa Sall et ses hommes comptent participer à une «meilleure organisation» du combat contre la hausse des tarifs de l’électricité. «Si on ne se parle pas, on peut être dans le même combat, mais on ne peut aller trop loin. Je pense que c’est une bonne initiative de leur part de discuter avec toutes les parties prenantes», se réjouit Idrissa Diallo. Qui en a profité pour tirer sur le régime de Macky Sall. «Ceux qui nous dirigent sont des saï saï (bandits). Si on les laisse faire, ils vont nous enterrer puisque nous sommes déjà morts. Avec ces discussions, il y a des bases qui sont jetées pour pouvoir défendre les préoccupations des populations. Et si la société civile les prend en charge, les politiques doivent venir pour trouver une solution par rapport à cela», prévient-il. Et justement, il a répondu à ceux qui soutiennent que la classe politique, notamment l’opposition, est souvent absente lors des manifestations. «La classe politique, c’est des citoyens aussi. Parmi ceux qui ont été arrêtés la dernière fois, il y a des politiques. Nous laissons l’initiative à la société civile et je crois que c’est plus sage. Mais nous venons participer aussi en tant que citoyens. Il ne faut pas dire que je suis de tel parti politique ou tel autre, sinon ça fausse tout», a-t-il ajouté.

Aliou Sané de Noo lank : «Nous voulons impliquer les politiques de façon plus significative»
Aliou Sané a informé que dans les jours à venir, le collectif Noo lank va rencontrer d’autres organisations politiques qui sont déjà pour la plupart parties prenantes. «Ils ont participé individuellement aux marches, mais là  il s’agit officiellement de les rencontrer et de pouvoir les impliquer de façon plus significative parce que ce sont des citoyens et c’est un combat citoyen qui concerne tout le monde», a-t-il expliqué. S’agis­sant de leur plan d’action et la suite de ce combat, le coordonnateur de Y’en a marre annonce une réunion. Il est également revenu sur la répression des manifestants vendredi dernier à la Place de l’Indépendance. «Les gens en ont beaucoup parlé et ce qui est vrai : Autant nous avons rencontré des officiers de police très respectueux des droits humains et des Sénégalais, très professionnels, autant il y a des brebis galeuses qu’il faut ôter de là», dit-il. M. Sané informe d’ailleurs qu’il y a des initiatives de plainte citoyenne de part et d’autre pour faire la lumière sur les arrestations de vendredi dernier.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here