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Jadis, on les targuait d’avoir beaucoup d’argent. Aujourd’hui, les Ong disparaissent à petit feu, faute de ressources financières. «Elles n’ont plus de budget pour mener des programmes», a témoigné Kader Ndiaye, coordonnateur de programme au Congad. Que faire pour stopper leur chute  et leur permettre d’obtenir des ressources nécessaires pour continuer à jouer leur rôle? Les concernés qui s’interrogeaient hier au cours d’un atelier sur leur avenir, comptent mener une étude pointue qui permettra de dégager des pistes de réflexion, afin de pérenniser  leurs interventions et renforcer leurs capacités institutionnelles.
Ce dont ils sont sûrs, c’est que la raréfaction des ressources s’explique par la crise financière internationale qui justifie la diminution de l’aide des bailleurs du Nord frappés par la crise, mais aussi par tous ces facteurs d’insécurité. «Aujourd’hui, on compte que sur les financements institutionnels de l’Union européenne, Unicef ou les coopérations américaine ou française», informe Kader Niaye. S’y ajoute la difficulté d’identifier les opportunités et quand c’est connu, d’y accéder.  «Les bailleurs ne donnent que ce qui sert à mener le projet sur le terrain, la compétence et les ressources humaines, le local … ne sont pas pris en charge par le financement, il y a trop de contraintes», renseigne encore M. Ndiaye. Pour appuyer les Organisation de la société civile (Ocs), une enveloppe de 200 millions de francs Cfa a été consentie par l’Union européenne. Aussi, achemine-t-on vers une Assise des Osc. «C’est important, car on a besoin de s’arrêter et de faire une introspection, revisiter le passé de la société civile, car il faut se repositionner, vu l’émergence de nouvelles questions liées à l’emploi, à la migration, à la sécurité», soutient Cheikh Tidiane Ly de la direction de l’investissement au projet de soutien de l’ordonnateur national du Fed.
ksono@lequotidien.sn

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