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Le plus prestigieux des ballets russes, le Bolchoï, sera à Dakar en décembre prochain. Le directeur du Grand Théâtre l’a annoncé ce jeudi au cours d’une conférence de presse. Keyssi Bousso annonce également la deuxième édition du Festival «Dakar fait sa comédie» à la même période.

Le plus prestigieux des ballets russes, le Bolchoï, sera à Dakar en décembre prochain. Le directeur du Grand Théâtre, Keyssi Bousso, en a fait l’annonce ce jeudi au cours d’une rencontre avec la presse. Selon M. Bousso, le ballet russe va tenir au moins deux représentations au Sénégal. Après le ballet Béjart il y a 6 ans, le Bolchoï foulera le sol sénégalais grâce à l’entregent du directeur du Grand Théâtre qui souligne que la compagnie russe est souvent programmée des années à l’avance. «C’est parce qu’ils doivent venir à Paris pour un spectacle que j’ai pu les décrocher. Sinon, ce ne serait pas possible», explique M. Bousso. Ce spectacle d’envergure ne sera possible que grâce à l’appui des autorités. «C’est un spectacle très costaud. Tout seul, on ne pourrait pas le faire. Donc, on va chercher des sponsors. Et puis, comme pour le ballet Béjart, nous comptons sur l’appui du président de la République.» Au moins, 60 à 70 danseurs feront le déplacement sur Dakar pour un spectacle de danse contemporaine classique qui pourrait être sur deux jours. Mais ce qui est sûr, le prix du ticket d’entrée risque d’exploser. A titre d’exemple, pour le ballet Béjart, les billets avaient été vendus à 50 mille F. «On va faire deux spectacles. Un spectacle ou les billets sont chers. Et une deuxième soirée pour les étudiants», rassure M. Bousso. La danse classique n’est pas très populaire au Sénégal, mais le directeur du Grand Théâtre espère, en montant ces grands spectacles, contribuer à vulgariser la pratique. Autre évènement prévu au Grand Théâtre, la deuxième édition du Samba Show dans le cadre du Festival Dakar fait sa comédie. Le spectacle de l’humoriste Samba Kanté sera à sa deuxième édition et selon M. Bousso, il s’agit d’en faire un rendez-vous annuel.

Gestion du Grand Théâtre
Il n’y a aucun favoritisme dans la gestion du Grand Théâtre. C’est le message que le directeur tient à faire passer. «Aucun artiste n’a jamais payé ici les 5,9 millions pour louer la salle. Il n’y a que les artistes qui viennent de l’Europe, comme les Ahmed Sylla, qui l’ont fait. Si les gens veulent quelque chose de beau, il faut y mettre le prix. L’électricité du Grand Théâtre seulement, c’est 15 à 16 millions. Et on veut que ça soit propre. Il y a des salles, quand tu rentres dans les toilettes, tu ne peux pas y rester deux minutes. Ici, on peut boire du thé dans les toilettes, c’est la réalité. Ils veulent du luxe, mais ils ne veulent pas payer.» Seulement, insiste-t-il, quand il s’agit de jeunes artistes, il est nécessaire de les épauler. Mais encore faudrait-il qu’ils soient bien organisés. «La porte est ouverte, mais ce n’est pas à nous d’aller vers les artistes.» Autre grief contre le Grand Théâtre, c’est la fermeture des rideaux à 2h du matin. «Si un musicien n’arrive pas à faire son spectacle de 20h à 2h du matin… Quand ce sont des musiciens de la diaspora, ils respectent l’heure et quand ce sont des Sénégalais, ils changent de tenues 50 fois et veulent jouer jusqu’à 4h du matin. Moi en tout cas, à 2h du matin, je ferme mes rideaux», martèle M. Bousso.
mamewoury@lequotidien.sn

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