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Focus sur l’Afrique subsaharienne pour l’édition 2017 du Festival d’Avignon. Si la programmation a causé quelques remous quant à une sélection de pièces majoritairement axées sur la musique et la danse au détriment d’un théâtre de paroles, on notera que certaines créations privilégient le mélange des genres. C’est le cas de Femme noire, un spectacle alliant musique et récital poétique, inspiré par l’œuvre de Léopold Sédar Sen­ghor. Le titre de cette création est un brin trompeur dans la mesure où il nous renvoie d’emblée au fameux poème  Femme noire (Chants d’ombre, Seuil, 1945) du chantre de la négritude. Mais ce sont deux autres poèmes de Senghor, tirés de différents recueils, que met à l’honneur cette commande du Festival d’Avignon à Frédéric Maragnani, metteur en scène de théâtre français : Prière de paix  (Hosties noires, Seuil, 1948) et  Élégie pour la reine de Saba  (Elégies majeures, Seuil, 1979).
Pour la dimension musicale, le choix s’est porté sur la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, ac­compagnée par le saxophoniste camerounais Manu Dibango, le guitariste congolais Dominic James et le prince de l’afro-trap français Mhd. C’est donc une belle occasion de retrouver Isaach de Bankolé. Les poèmes seront en effet déclamés par le comédien ivoirien Isaach de Bankolé. C’est dans son propre studio, à New York, que An­gélique Kidjo a composé les quel­ques morceaux inédits qui viendront ponctuer le récital, avec des reprises de son propre répertoire et des interventions rap signées Mhd. La chanteuse s’est inspirée du verbe de Sen­ghor, mais aussi de l’élocution de Isaach de Bankolé. «L’idée était de réunir une chanteuse et un comédien pour un jeu de questions-réponses créatif. Et cela autour de textes qui célèbrent l’Afrique et la femme noire, in­dique Frédéric Maragnani. C’est aussi une belle occasion de retrouver Isaach de Bankolé qui, depuis quelques années, se fait de plus en plus rare sur scène.»
Cette alléchante création aura droit à deux représentations, les 25 et 26 juillet, dans la cour d’honneur du palais des Papes d’Avignon.
Jeuneafrique.com

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