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Ce dimanche 19 février, le groupe béninois Arise assurera à Sorano un spectacle de danses et de percussions. Organisé dans le cadre du festival «L’Afrique en danse», ce spectacle se fera en compagnie du percussionniste Mbaye Dièye Faye et sera l’occasion pour les Sénégalais de pratiquer un échange culturel, mais surtout d’apprécier la teneur de la culture béninoise. En conférence de presse hier au Pentola, les membres du groupe Arise et Mbaye Dièye Faye ont annoncé leur projet et donné un avant-goût de leur spectacle.

Fédérer l’Afrique autour de la culture, de la danse et de ce qu’elle a de plus cher. Tel est l’objectif du groupe béninois, Arise, qui a initié le festival itinérant «L’Afrique en danse». Ce groupe qui fait le tour de l’Afrique pour présenter des spectacles de danses et de chants est au Sénégal et prévoit un ce dimanche 19 février à 16h à Sorano. Le public sénégalais pourra donc voir des richesses de la culture béninoise. «Nous sommes venus avec une bonne panoplie des danses, de rythmes de chez nous. Il y aura plus d’une quinzaine de danses et de rythmes patrimoniaux dont nos danses royales qui seront expliquées au fur et à mesure. Pour chacune, on dira à quelle occasion on la pratique», a confié Orphée Gnikpo, directeur artistique et culturel de Arise group. En conférence de presse avec Alexandrine Avognon, la directrice générale de l’agence Arise group, et leur staff, M. Gnikpo a exprimé sa joie de se retrouver en terre sénégalaise pour parler culture. «La culture n’a pas de frontière. Si nous sommes partis du Benin pour venir au pays de la téranga, c’est pour découvrir la culture sénégalaise et faire des échanges», a-t-il dit, non sans révéler toute l’importance qu’il accorde à la culture et le sens qu’il donne aux rythmes et à la danse.
«La seule chose qui nous reste à partager c’est notre culture. Là où on n’a pas de voix, c’est le langage du corps et des tambours qui sert à communiquer», mentionne M. Gnikpo. Cons­cient de cela, Arise group a donc développé un nouveau concept, un festival itinérant «L’Afrique en danse» et au Sénégal, il a choisi comme clou de son spectacle Mbaye Dièye Faye. Pourquoi Mbaye Dièye Faye ? «On a compris que chez Mbaye Dièye Faye, ils ont le tambour dans le sang. C’est une question de famille. Rien n’est improvisé. On dit que si l’on vient dans un endroit, on va d’abord chez le roi pour lui demander la permission. C’est dans cette démarche que nous sommes et nous le considérons comme un éclaireur», ont expliqué les membres du groupe béninois pour justifier les raisons qui ont guidé le choix du leader de Sing-Sing Rythmes. Ils espèrent alors faire salle comble ce dimanche et compte sur le fils de Vieux Sing Faye pour y arriver.
Pour sa part, Mbaye Dièye Faye s’est dit fier. «Je me sens encore plus fier de ce que je suis. Le tambour est quelque chose de très important. Jadis, il était le principal moyen de communication. Cet instrument a joué un rôle phare. Et la danse et le chant font partie intégrante de la culture. C’est un héritage que j’ai reçu de mes aïeuls… C’est un patrimoine. Je suis très honoré et satisfait qu’ils aient porté leur choix sur ma personne. Et j’assure que vous ne serez pas déçus.  Ce 19 février, ça va encore percuter à Sorano», a assuré le Mbacc guewel ndakaarou (Ndlr : Tambour-major de Dakar). Avec un budget de 15 millions, Arise group espère enchanter le public sénégalais et invite tout le monde à venir suivre le spectacle. «C’est ouvert à tout le monde. Ils auront non seulement un spectacle, mais deviendront des ambassadeurs de la culture africaine», a promis le directeur artistique de Arise group.
aly@lequotidien.sn

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