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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) étend le diagnostic du secteur de production des statistiques à la pêche. Ce secteur contribue à hauteur de 204 milliards de francs par an à l’économie sénégalaise. Seulement, le système statistique date des années 1960.

Chaque année, la pêche participe à hauteur de 3,2% au Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal, soit quelque 204 milliards de francs Cfa par an. Mais au niveau de la collecte des statistiques, le secteur doit encore se renforcer. En ce sens, un atelier de concertation sur les statistiques du secteur de la pêche s’est tenu hier à Dakar. Cela, dans le cadre du projet d’appui canadien à l’Agence nationale de la statistique et la démographie (Ansd). «La première phase de ce projet était de faire le diagnostic du système statistique national qui ne repose pas que sur l’Ansd, parce qu’il y a environ 119 structures qui produisent des statistiques. Nous avons voulu étendre ce travail de diagnostic du secteur de production des statistiques à ceux que nous appelons les sectorielles», explique le directeur général de l’Ansd, Aboubacar Sadikh Bèye. Après le diagnostic réalisé dans les secteurs de l’agriculture, de l’horticulture, de l’élevage et de la sécurité alimentaire, c’était au tour de la pêche de se prêter à l’exercice. Un exercice d’autant plus nécessaire que, souligne Mme Ndèye Tické Ndiaye Diop, secrétaire générale du ministère de la Pêche et de l’économie maritime, «le secteur de la pêche a un système de gestion des statistiques qui a été mis en place depuis les années 60». Selon Mme Diop, le système qui a connu des mutations est basé sur près de 150 sites de débarquement. «Il y a un système de collecte, d’analyse, de diffusion de ces données. Mais Aujourd’hui, on a besoin de renforcer le système avec les opportunités offertes par les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic)», souligne Mme Diop.
Depuis quelques années, l’Ansd est dans une dynamique de modernisation de son système. «Aujourd’hui, il faut renforcer le système de production des statistiques sectorielles. Parce que sans des statistiques fiables, il n’y a pas de planification et pas d’émergence», souligne le Dg de l’Ansd. Selon M. Bèye, il s’agit d’identifier les forces et faiblesses du Système statistique national (Ssn). A ce titre, une des faiblesses reste la multiplicité des structures qui composent ce système. «119 structures, c’est beaucoup. Et il faudra arriver à une dizaine. Nous sommes véritablement engagés dans le chantier de la réforme statistique. Il nous faut un système rationnalisé, une gestion centralisée des ressources humaines et que le système soit cohérent. Aujourd’hui, il est à deux vitesses et ce n’est pas bon», précise M. Bèye.
mamewoury@lequotidien.sn

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