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8 567 emplois créés dans le secteur formel en 2018 : C’est l’une des données révélées dans le rapport annuel des statistiques du marché du travail 2018. Hier, lors de la présentation de ce document, le ministre du Travail, du dialogue social et des relations avec les institutions a fait savoir qu’il y a une dynamique et des performances à encourager et à renforcer.

Les données du rapport annuel des statistiques du marché du travail montrent une «dynamique avérée de nos entreprises et des performances». Hier, lors d’un atelier de partage de ce rapport, il a été noté en 2018 l’ouverture de 1 567 établissements ayant généré 8 567 emplois. La plupart de ces emplois ont été créés, notamment dans le secteur du commerce et de la construction. A côté de cette bonne nouvelle, il y a la fermeture de 242 établissements ayant occasionné la perte de 1 941 emplois. Mais pour les services du ministère du Travail, ce chiffre n’est pas significatif, comparé au nombre d’emplois créés. Selon eux, ces données montrent qu’on a un solde positif entre les établissements ouverts et ceux fermés. S’agissant des contrats enregistrés en 2018, ils sont au nombre de 66 mille 043. Sur ce point, le ministre du Travail précise qu’il s’agit seulement des chiffres du «secteur que nous pouvons qualifier de formel». D’après Samba Sy, il existe beaucoup d’emplois qui ne passent pas au niveau des inspections du travail. Une situation, selon lui, qui «atteste qu’il y a une ligne de force qu’il faudrait essayer d’investir pour avancer vers la formalisation de cet important secteur».
Le rapport s’est aussi penché sur l’état des lieux concernant la garantie des droits. C’est ainsi que 4 189 établissements ont été contrôlés par les inspections du travail, et 4 milliards 624 mil­lions 482 mille 835 francs Cfa versés aux travailleurs dans le cadre des ruptures à l’amiable des relations de travail. Les chiffres publiés dans le rapport montrent aussi la disparité qu’il y a entre Dakar et les autres régions du pays aussi bien en termes d’établissements ou­verts, d’emplois crées, que des contrôles effectués.
Analysant les données pu­bliées dans le document, le ministre du Travail souligne qu’il y a «une dynamique avérée de nos entreprises et des performances qui méritent d’être encouragées et renforcées». Toutefois, soutient M. Sy, «nous devons réfléchir» pour faire face aux mutations dans le monde du travail. Insistant sur ce volet, il explique que «les sciences et les techniques sont en train» d’atteindre la sphère de la production. Sous ce rapport, estime-t-il, «nous devons anticiper parce qu’il y a de grosses évolutions auxquelles nous devons souscrire si nous ne voulons pas être largués». Poursuivant ses propos, le ministre du Travail indique qu’il y a «un effort collectif à faire pour poser des actions en direction de l’avenir». Ces actions, déclare-t-il, «nous permettrons de maintenir notre place et même de gagner des points dans le concert des Nations».
Par ailleurs, Samba Sy informe que son département «entend consolider cette dynamique en ouvrant d’autres chantiers devant déboucher, entre autres, sur la révision ou l’adoption de conventions collectives (pétrole et gaz, transport routier d’hydrocarbures, boulangerie, trans­port aérien, etc.)». Il y a également la mise en œuvre du programme d’action en sécurité et santé au travail, celle d’un cadre juridique du régime simplifié de protection sociale pour les acteurs du secteur de l’économie informelle, et celle du système d’information sur le marché du travail.
dkane@lequotidien.sn

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