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Mama­dou Saliou Sow, secrétaire d’Etat auprès du garde des Sceaux, chargé de la Promotion des droits hu­mains et de la bonne gouvernance

Le secrétariat d’Etat en charge de la Promotion des droits humains veut harmoniser les contenus des rapports que l’Etat et la Société civile publient sur l’état de la situation des droits humains au Sénégal. La Stratégie nationale des droits humains en cours d’élaboration va s’inscrire dans cette optique.

Le gouvernement veut mettre un terme aux rapports contradictoires sur la situation des droits humains au Sénégal. Souvent, les organisations de défense des droits humains et l’Etat ne dressent pas le même constat sur la réalité de ces questions dans le pays. Raison pour laquelle le ministère de la Justice a lancé en 2018 la Stratégie nationale des droits humains. «Nous avons constaté au niveau des instances internationales de promotion et de protection des droits humains que le Sénégal présentait son rapport tandis que les organisations de la Société civile présentaient un rapport contradictoire. Nous estimons que nous nous occupons de la même chose. Il serait préférable qu’on fasse un seul rapport pour que l’Etat du Sénégal accepte les manquements relevés par les organisations de la Société civile et que la Société civile accepte les réalisations ayant été faites par le Sénégal», a déclaré hier Mama­dou Saliou Sow, secrétaire d’Etat auprès du garde des Sceaux, chargé de la Promotion des droits hu­mains et de la bonne gouvernance lors d’un déjeuner de presse.
La stratégie en question est «en cours de finition», d’après M. Sow, précisant que les travaux du comité technique ont été retardés par la pandémie de Covid-19. «Aujourd’hui, nous avons presque fini de valider les termes de référence», révèle le secrétaire d’Etat. Qui ajoute : «Nous avons dit qu’aujourd’hui pour arriver à une efficience, il va falloir nécessairement faire en sorte qu’il y ait une harmonie des positions. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de mettre en place cette stratégie en y donnant une place importante à la Société civile parce que sans elle on ne peut pas réussir le pari des droits humains.»
Par ailleurs, le secrétariat d’Etat chargé de la Promotion de la bonne gouvernance compte lancer un grand prix pour récompenser les personnes se distinguant positivement dans la gestion des ressources publi­ques. Il est aussi envisagé un prix annuel pour les journalistes faisant la promotion de la bonne gouvernance. Mamadou Saliou Sow qui faisait également son bilan, après plus d’un an aux côtés du ministre Malick Sall, s’engage à lutter contre la corruption.

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