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Le monde s’est embarqué dans le train de la digitalisation. Mais pour l’heure, l’Afrique, surtout francophone, est à la traine. Pour corriger cette situation, un projet, dénommé Microsoft 4 Africa, a été lancé depuis quelque temps. L’objectif est de proposer des solutions informatiques par des Africains tout en épousant les normes et standards mondiaux.

Amadou Sow est un développeur utile à la communauté. Il a créé une application, il y a quelque temps de cela, qui permet de lutter de manière efficiente, contre le vol du bétail. En injectant une puce à l’animal, l’application traque en temps réel ce dernier. Ainsi il n’est plus possible de le voler car l’animal est géo-localisé. Depuis, Amadou Sow est sollicité un peu partout en Afrique pour appliquer la solution Daral. Un exemple que Microsoft aimerait multiplier en Afrique francophone. Car, même si le niveau de pénétration d’internet dans le continent est l’un des plus importants dans le monde, selon Yacine Barro Bourgault, la directrice générale  de Microsoft Afrique de l’Ouest et du Centre, l’Afrique ne propose pas assez de solutions au vu de sa consommation. C’est dans cette optique qu’il a été lancé depuis 5 ans, Microsoft 4 Africa. Une initiative qui vise à impulser une nouvelle dynamique en aidant à améliorer les économies africaines. L’objectif est d’accompagner le gouvernement à mettre en place un cadre juridique propice au développement de l’écosystème numérique, mais aussi d’outiller les Pme pour devenir des champions dans ce domaine. Cette initiative repose sur 3 piliers. En premier lieu, Microsoft 4 Africa facilite l’accès à internet aux ruraux en utilisant les faisceaux laissés libres par les télévisions. C’est le White space qui est pour le moment déployé sur 6 pays d’Afrique. Le 2ème pilier est l’acquisition de compétences. My Skill for Africa et My Smi forment des personnes et les envoient dans le réseau de partenaires pour faire des stages en vue de s’insérer. Et le 3ème pilier est dédié à l’innovation. Ce volet est composé de 2 projets que sont : Innovation grant qui finance les start up et App factory qui réunit une communauté de développeurs dans le but de mettre sur pied une solution utile à la vie de l’Africain.
Malgré tout cela, l’Afrique francophone accuse un retard considérable dans l’adoption de ce projet d’où l’appel de Yacine Barro Bourgault aux start up francophones de se l’approprier. Pour postuler à Microsoft 4 Africa, la start up doit être orientée technologie et spécifiquement Cloud. Elle doit avoir impérativement un produit déjà testé. D’après Aïssatou Djiba Diallo, la chargée du pôle Innovation, une application sur la digitalisation des tontines et une autre sur l’identification des services de santé sont en phase d’être mises sur pied.
mgaye@lequotidien.sn

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