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Les organismes de protection des droits de l’enfant ont réussi à sortir quelque 1186 enfants de la rue depuis le début des opérations au mois de juin. Cette action pour lutter contre la maltraitance de l’enfant et d’autre du genre font depuis mercredi l’objet d’un atelier de trois jours à Toubab Dialao. La rencontre s’inscrit dans les actions de la Stratégie nationale de protection de l’enfant.

Plus de 1000 enfants retirés de la rue depuis le 22 juin. L’annonce est de Niokhobaye Diouf, qui s’est confié mercredi à la presse en marge d’un atelier de trois jours entrant dans le cadre de la Stratégie nationale de protection de l’enfance (Snpe) qui s’est déroulé à Toubab Dialao.  «300 enfants ont été retournés dans leur pays d’origine à savoir le Mali, la Guinée Bissau et la République de Guinée», a expliqué Niokhobaye Diouf, le directeur des Droits de la protection de l’enfant et des groupes vulnérables. A l’en croire, le nombre total d’enfants retirés de la rue est de 1186. Des résultats probants obtenus après juste cinq mois ponctués par des descentes avec l’aide de la brigade des mineurs. «À ce jour, nous en sommes à 57 sorties», a-t-il poursuivi. Au-delà même du retrait, toute une politique est mise en place par le gouvernement fait savoir M. Diouf. «Il y a un mécanisme de prise en charge avec des mesures d’accompagnement qui sont prises par le gouvernement à travers un document qui a été élaboré et qui se chiffre à 2 milliards de francs et demi pour la région de Dakar et 14 milliards pour l’ensemble du territoire natio­nal», a-t-il avisé. Dans le même sil­lage, a-t-il soutenu, les famil­les délogées de la rue ont bénéficié des programmes de l’Etat en faveur des plus démunis, citant entre autres «les bourses de solidarité sociales».
Niokhobaye Diouf s’exprimait en marge de l’ouverture de la revue du secteur de la protection de l’enfance.  Une étape annuelle pour «faire le point sur l’état de mise en œuvre du deuxième plan d’action 2016-2018». Ce plan triennal nécessite selon les organisateurs 6 milliards 56 millions pour un déroulement correct. D’où l’appel de M. Diouf à un engagement de l’Etat pour la réussite du programme. «Le premier défi est la mobilisation des ressources. Le plan d’action 2013-2015 a été beaucoup retardé  par le fait que la mobilisation des ressources a été très faible ; de l’ordre de 12, 07% sur un budget initial de 8 milliards de francs», a rappelé le directeur des Droits de la protection de l’enfant, jugeant le renforcement du mécanisme de coordination et de suivi comme le second défi.
Seul référentiel de politique en matière de protection de l’enfant, la Spne constitue le levier qui articule toutes les interventions pour mettre fin aux nombreux problèmes compromettant l’avenir des enfants. Elle a été  adoptée en décembre 2013 et marque la forte volonté politique de l’Etat du Sénégal à s’engager dans un processus irréversible de protection et de promotion des droits de l’enfant.
abndiaye@lequotidien.sn

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