PARTAGER

Pour l’atteinte des objectifs de «Nourrir l’Afrique : stratégie pour la transformation agricole en Afrique 2016-2025», initiée par la Banque africaine de développement (Bad), le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Dr Pape Abdoulaye Seck, dégage un certain nombre de préalables.

Le Sénégal soutient sans réserve l’initiative de la Banque africaine de développement (Bad) intitulée «Nourrir l’Afrique : stratégie pour la transformation agricole en Afrique 2016-2025». En fait, dans les dix ans à venir, la Bad, à travers cette stratégie, veut faire de l’agriculture africaine «un secteur inclusif et axé sur les affaires, mondialement compétitif, créateur de richesses, générateur d’emplois prisés et contributeur à l’amélioration de la qualité de vie des Africains».
Mais selon le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Dr Pape Abdoulaye Seck, cela requiert la prise en charge d’une panoplie de préalables, notamment la maîtrise de l’eau pour sécuriser et étaler la production agricole africaine dans le temps et dans l’espace, le renforcement intelligente de la productivité. «L’augmentation de la productivité doit être assortie d’une veille en ce qui concerne la durabilité de nos système de production», soutient le ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’équipement rural qui présidait hier l’ouverture de l’atelier d’engagement pour la mise en œuvre de «Nourrir l’Afrique». Comme autre préalable, il invoque la réforme foncière. «Oui, il nous faut réformer le foncier, mais nous ne devons pas être dans une logique de création d’un marché foncier rural qui serait, de notre point de vue, une forme d’accaparement des terres. Pour nous, les terres africaines doivent rester africaines. Nous distinguons bien la sécurisation de l’investissement privé et le transfert de propriété. C’est deux notions absolument différentes», précise Dr Seck. Pour que l’Afrique nourrisse l’Afrique, le ministre juge aussi nécessaire «d’assainir l’environnement de la production et de la commercialisation». Et à son avis, cela passe par une massification des investissements publics. «C’est pourquoi, dans notre pays, des instructions sont données par le chef de l’Etat, lesquelles sont mises en application et nous augmentons de façon continue les budgets du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural», assure le ministre.

Besoin d’investissement de 300 à 400 milliards de dollars
La Banque africaine de développement (Bad), à travers son initiative intitulée «Nourrir l’Afrique», entend «transformer l’agriculture africaine en un secteur inclusif et axé sur les affaires, mondialement compétitif, créateur de richesses, générateur d’emplois prisés et contributeur à l’amélioration de la qualité de vie des Africains». L’atteinte de ces objectifs nécessite des investissements substantiels. Dans les dix prochaines années, la Bad devrait mobiliser un montant de 300, voire 400 milliards de dollars, a annoncé hier le représentant résident par intérim de l’institution financière multilatérale au Sénégal, Adalbert Nshimyumuremyi, au cours de l’atelier d’engagement pour la mise en œuvre de «Nourrir l’Afrique». La Bad voulait à travers cette rencontre identifier des partenaires potentiels et explorer des opportunités de financement.
Adoptée par le Conseil d’administration de la Bad en juin 2016, le lancement officiel de l’initiative «Nourrir l’Afrique» a eu lieu le 19 septembre dernier au siège de la banque à Abidjan.

dialigue@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here