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Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé restent en prison. La Chambre d’appel de la Cpi ordonne leur détention en prison. Décision prise à la suite de l’appel déposé par le procureur Fatu Bensouda au lendemain de l’acquittement de l’ancien Président ivoirien et Charles Blé Goudé.

La Cour pénale internationale (Cpi) a suivi l’appel déposé par le procureur Fatu Bensouda au lendemain de l’acquittement de l’ex-Président ivoirien et de son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé. La Cour d’appel ordonne ainsi le maintien en détention des deux hommes. Elle estime qu’il y a des «raisons exceptionnelles» de maintenir en détention Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, le temps qu’elle rende sa décision sur l’appel du procureur. La Chambre d’appel veut éviter d’avoir à interpeller de nouveau Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, si l’appel du procureur sur le fond du dossier est accepté dans quelques mois.
Le procureur a jusqu’au 23 janvier pour déposer ses arguments concernant sa décision de faire appel sur la remise en liberté des deux acquittés. La défense et les parties civiles ont ensuite jusqu’au 29 janvier pour faire parvenir leur réponse argumentée. Une audience est prévue le 1er février devant la Chambre d’appel. Il s’agira d’une discussion entre chaque partie, devant les cinq juges de cette Chambre. Aucune date de délibéré n’a pour le moment été fixée.
Le 15 janvier 2019 dernier, la Chambre, à la majorité, Mme la juge Herrera Carbuccia joignant une opinion dissidente, a acquitté Laurent Gbagbo et Blé Goudé de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011.
Le procès dans cette affaire s’était ouvert le 28 janvier 2016 pour des charges de crimes contre l’humanité (meurtre, viol, autres actes inhumains, tentative de meurtre, et persécution) prétendument perpétrés dans le contexte des violences post-électorales en Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Ont été dédiés 231 jours d’audience à la présentation des moyens de preuve du procureur et 82 témoins du bureau du procureur ont déposé en audience ou par lien vidéo. Des milliers de documents ont été enregistrés en tant qu’éléments de preuve, et des centaines de requêtes et décisions ont été faites. Le 4 juin 2018, la Chambre a déclaré que la présentation des éléments de preuve du procureur était désormais close.
ndieng@lequotidien.sn

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