PARTAGER

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national de développement de la petite irrigation (Pndil), les autorités veulent mettre en place des Comités régionaux de coordination et de suivi harmonieux des interventions relatives à la maîtrise de l’eau.

Après Kaolack et Kaffrine, la région de Matam a abrité vendredi, un Conseil régional de développement (Crd) organisé par la Direction des bassins de rétention et lacs artificiels (Dbrla). Cette rencontre a pour objectif, à travers la sensibilisation des acteurs sur les missions, la vision et les orientations de la Dbrla, la Stratégie nationale de gestion durable des eaux de ruissellement et la salinisation des terres (Sngderst), le Programme national de développement de la petite irrigation locale (Pndil), le Programme d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis), de mettre en place des Comités régionaux de coordination et de suivi (Crcs) devant servir de cadre d’harmonisation et de mise en synergie des interventions liées à la maitrise de l’eau à des fins d’irrigation pour le développement d’activités agro-sylvo-pastorales et aquacoles.
En effet, l’analyse de la mise en œuvre de la maitrise de l’eau sur l’étendue du territoire national fait ressortir une dispersion des interventions, une absence d’harmonisation et d’articulation des actions menées par les différents acteurs sur le terrain. Pour parer à ces insuffisances et mieux contribuer à l’atteinte des objectifs de contribution à la résilience à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition et au changement climatique, le Minis­tère de l’Agri­culture et de l’équipement rural (Maer) a ainsi, donné suite à une des recommandations pour une synergie et articulation des interventions comme c’est préconisé à travers les missions, vision et orientations de la Direc­tion des bassins de rétention et des lacs artificiels (Dbrla), la Stra­tégie nationale de gestion durable des eaux de ruissellement et de lutte contre la Salinisation des Terres (Sngderst), le Programme national de développement de la petite irrigation locale (Pndil).
A en croire Youssoupha Guèye, directeur des Bassins de rétention et des lacs artificiels, après l’étape de Kaolack et Kaffrine, cette réunion a permis non seulement de partager avec les techniciens de la région de Matam sur les missions du Pndil, mais également, d’échanger sur la Stratégie nationale de gestion des eaux de ruissellement et de lutte contre la salinisation, en soulignant la nécessité de la maîtrise de l’eau pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.
Dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), rappelle-t-on, le Sénégal considère le secteur agricole comme un des leviers essentiels pour asseoir son développement à travers le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Ce programme constitue un support pour atteindre les objectifs à moyen terme déclinés dans le Programme national d’investissement agricole (Pnia) et opérationnalise l’axe1 du Pse.
Le Pracas s’appuie fortement sur la maitrise de l’eau à des fins d’irrigation, comme soutien à la base productive pour arriver à l’autosuffisance alimentaire, par la promotion de la petite exploitation familiale, la protection de l’environnement, l’équilibre des territoires.
d.dem@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here