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Les propos tenus à la barre par l’imam Alioune Badara Ndao sur les conditions de sa détention n’ont pas seulement ému ses proches qui étaient au Tribunal jeudi. Des organisations de défense des droits de l’Homme ont saisi le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe pour qu’une enquête judiciaire soit ouverte. Dans un communiqué conjoint, Amnesty international Sénégal, la Raddho et la Lsdh soutiennent que suite «aux révélations graves, circonstanciées et terrifiantes d’imam Alioune Badara Ndao relatives à des actes de torture et traitements inhumains cruels et dégradants qu’il aurait subis tout au long de sa détention provisoire», une enquête s’impose. «Nos organisations exigent l’ouverture sans délai d’une enquête judiciaire afin que toute la lumière soit faite sur leur véracité ou non», ont-elles fait savoir. Dans le document, ces organisations soulignent que cette requête est d’autant plus fondée, car «de telles révélations interviennent après que le Sénégal a été épinglé par le comité des Nations unies contre la torture».
L’imam Alioune Badara Ndao, poursuivi pour terrorisme, a fait état, à la barre, de conditions difficiles de détention au Camp pénal de Liberté VI. Il a fait savoir qu’ils ont vécu «tous les genres de torture au monde». «Je respirais des odeurs nauséabondes au moment de prendre le repas (…) On a mis des rayons téléguidés qui me chauffent partout dans le corps», avait-il dit.
dkane@lequotidien.sn

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